BD généralités

  • L'art de Jean-Claude Mézières Nouv.

    Des centaines de milliers de lecteurs ont depuis plus de vingt ans plébiscité Jean-Claude Mézières pour les inventions et la maîtrise graphique des aventures de Valérian agent spatio-temporel. Hors de ces albums, cet ouvrage recense les multiples collaborations qu'il a effectuées dans les domaines de la presse, de la publicité du cinéma ou du dessin animé au travers de documents inédits et époustouflants. Un véritable « livre-document » qui dévoile les différentes facettes d'un auteur prolifique et sincère.

  • Tintin est souvent armé mais c'est surtout lui qui est victime de la violence. Ses aventures se déroulent généralement dans un contexte réel. Hergé savait utiliser l'actualité pour donner tout le réalisme qu'il souhaitait à ses albums. Certaines guerres sont bien réelles comme dans Le lotus bleu ou L'oreille cassée. D'autres paraissent imaginaires et pourtant... Comment faire la part entre la réalité et la fiction ? C'est tout le but de cet ouvrage qui fourmille d'informations très précises aussi bien dans les conflits abordés que dans le choix des armes, légères ou lourdes ! Plus de 150 entrées pour revivre en détail une grande page de l'Histoire du XXe siècle.

  • "L'oeuvre d'Hergé est inusable." Michel Serres
    "Depuis l'enfance, les aventures de Tintin n'ont cessé de m'accompagner. Je les ai lues tour à tour avec mes yeux d'enfant, d'adolescent et d'adulte (ou de ce qui ressemble à un adulte). Ce qui m'a toujours enchanté chez Tintin, c'est sa liberté : sans parents, sans enfants, sans fiancée, sans âge... M'ont plu aussi ses compagnons, tous fêlés... Haddock le colérique au grand coeur, Tournesol le sourdingue génial, les Dupondt, la Castafiore, Milou, et tous les autres... Lorsque l'on m'a demandé d'écrire un dictionnaire amoureux de Tintin, je l'avoue, j'ai hésité. La littérature autour des travaux d'Hergé est aujourd'hui considérable, à la mesure du succès de Tintin et de ses 250 millions d'album vendus dans le monde. Malgré tout, je me suis lancé pour très vite me rendre compte qu'il en était de cette oeuvre comme des poupées russes, qui déboitées les unes après les autres, révéleraient toujours une Matriochka insouçopnnée, qui elle-même en révélerait une autre plus surprenante encore, et cela, sans fin... Mon but, en alliant érudition et fantaisie, souvenirs personnels et références à l'imaginaire collectif, est d'intéresser à cette oeuvre aux aspects si divers, les lecteurs qui ne connaissent pas bien Tintin comme ceux qui l'apprécient. Quant aux Tintinophiles, je compte bien - ô vanité - les surprendre aussi en leur montrant des facettes insoupçonnées de l'oeuvre d'un des des plus grands artistes du XXe siècle."

  • LA PREMIÈRE BIOGRAPHIE DE GEORGE HERRIMAN EN FRANÇAIS PARUE AUX ETATS-UNIS EN DÉCEMBRE 2016.

    Secret ? Ainsi que l'a fait remarquer Bill Blackbeard - l'érudit historien des comics, et sauve- teur de milliers de planches, grâce à qui nous pouvons lire Krazy Kat- la révélation, en 1971, de l'ascendance créole de Herriman, inscrit comme « colored » (de couleur) sur son bulletin de naissance - a moins résolu de questions qu'elle n'en a fait naître. Et nombre de légendes nées de boutades de Herriman et de ses collègues ont continué de se propager, entretenant mythe et mystère jusqu'à aujourd'hui. Autant dire que la biographie de Michael Tisserand était attendue.

    Dix ans de travail, des milliers d'heures à fouiller des archives poussiéreuses et se crever les yeux sur des microfilms obscurs, des dizaines d'entretiens avec membres de la famille, amis et collègues survivants (dont un cartoonist plus que centenaire)... le résultat est à la hauteur des espérances, et bien au-delà. Non seulement le livre de Michael Tisserand comble une immense lacune en révélant enfin dans toute sa richesse les multiples facettes d'un auteur majeur et les ramifications insoupçonnées de son oeuvre, mais il éclaire de manière fascinante un moment à la fois capital et méconnu de la bande dessinée. Car comme l'écrivait jadis Patrick McDonnell, l'histoire de Herriman est l'histoire du comic strip. Plus encore, c'est celle de l'Amérique.

  • Curieusement, alors que tout a été dit ou presque sur Hergé et Tintin, peu d'analyses ont été consacrées aux femmes dans une oeuvre pourtant universelle. Cela signifie-t-il que cette moitié de l'humanité est si peu présente dans les 24 albums qu'il n'y a rien à en dire ? L'univers du petit reporter serait-il uniquement masculin ? Ce livre a pour ambition de combler cette lacune, en s'interrogeant sur cette rareté, et de faire le point sur la pertinence de la critique la plus répandue à l'encontre d'Hergé : la misogynie du monde de Tintin...

  • Pourquoi la France est-elle devenue l'autre pays du manga ? Pourquoi des auteurs Français se sont-ils lancés dans le manga ? Au travers de sa propre histoire, de son parcours, Elsa Brants répond avec humour à toutes ces questions, nous révélant par la même occasion les coulisses du métier d'auteur, le tout saupoudré d'une bonne grosse dose de nostalgie pour tout ceux de la génération du Club Dorothée.

  • Créer une BD case à case

    Ilya

    • Eyrolles
    • 25 Janvier 2018


    Quoi de mieux qu'un manuel sous forme de BD...
    pour vous guider dans l'art de créer une BD ?


    Pour les amoureux de la BD de 8 à 88 ans !

    De l'aventure

    Des case vierges pour dessiner et développer votre propre style

  • Au cours de ses nombreux voyages, de 1929 à 1976, Tintin n'hésite pas à se fondre parmi la population qui l'entoure en adoptant ses costumes. La lecture des albums des aventures de Tintin permet d'analyser presque un demi-siècle de mode vestimentaire en Europe et d'admirer des costumes venus des pays où Tintin était censé exercer son métier de reporter : en Amérique, en Asie, en Afrique. Hergé a mis un soin particulier à reproduire les vêtements de l'époque des habitants des pays traversés par son héros.

  • Dès l'apparition des premiers albums de Tintin dans les librairies et les tabagies de la province, les Québécois se prennent d'affection pour ce jeune reporter intrépide. L'effervescence exceptionnelle des années 1960, alors que le Québec s'ouvre sur le monde, fera croître cet attachement au personnage de Tintin pour qui rien ne semble impossible !

    C'est dans ce contexte, en pleine Révolution tranquille, que s'organise en 1965 le seul voyage d'Hergé en Amérique francophone. À l'époque, des milliers d'admirateurs se pressent autour de lui et, réciproquement, Hergé ressent d'emblée pour ce pays une sympathie profonde.

    Dans une maquette entièrement revue, cette nouvelle édition est enrichie de textes, d'images et de documents d'archives inédits qui retracent, à la manière d'un journal de bord, le voyage d'Hergé dans la Belle Province. L'auteur y évoque en parallèle le parcours de Tintin, un héros bien ancré dans l'imaginaire collectif des Québécois.

  • Engagé chez Dupuis comme "donneur d'idées", Maurice Rosy a été l'un des piliers du Journal de Spirou dans les années 1960, période pendant laquelle il est à la fois directeur artistique et scénariste, avant d'entamer une nouvelle carrière d'illustrateur de presse et de jeunesse dans les années 1970. Cette autobiographie, présentée sous la forme d'entretiens réalisés par José-Louis Bocquet et illustrée en grande partie de crayonnés de l'auteur, revient sur le parcours atypique de cet artiste aux talents multiples, auquel on doit, entre autres, la création du redoutable M. Choc.

  • Cet ouvrage a été conçu pour aider le lecteur à identifier les influences artistiques, picturales, cinématographiques, musicales ou littéraires du père de Tintin. Où peut-on voir un tableau de Picasso ou un autre de Sisley ? Quels designers modernes ont inspiré Hergé pour représenter le mobilier présent dans les albums ? Quels cinéastes ont influencé Hergé ? Avec les moyens de l'époque, Hergé avait réussi à rassembler une documentation très variée, tant artistique que scientifique.

  • Vous avez déjà lu des albums d'Hergé et vous pensez bien les connaître. Mais est-ce si sûr ? Ainsi, par exemple, vous souvenez-vous de l'événement très important qui a inspiré Le Sceptre d'Ottokar ? Savez-vous pourquoi le Pérou n'a pas du tout apprécié la parution de L'Oreille cassée ? La gare de Moulinsart a-t-elle existé ?... En cherchant la réponse à ces 300 questions vous allez lire ou relire les albums avec un autre oeil et vous saurez pourquoi ils sont destinés aussi bien aux enfants qu'aux adultes de 77 ans et même plus !

  • En partant à la découverte des contextes géographique et historique des albums qui ont enchanté notre enfance, on les relit avec un tout autre regard, même après 77 ans ! Et si la lecture des aventures de Tintin pouvait nous permettre d'enrichir nos connaissances ? C'est tout le pari de cet ouvrage qui analyse chacun des vingt-trois albums et qui promet quelques surprises...

  • L'ascension du 9e Art :
    Nathalie Heinich, L'artification de la bande dessinée
    Benoît Mouchart, Le festival d'Angoulême, instrument de légitimation
    Philippe Dagen, Sens dessus dessous. Art contemporain et bande dessinée
    Pascal Ory, Une vie avec la BD (entretien)

    La conquête d'une place :
    Fabrice Piault, Naissance d'un marché
    Antoine Torrens, La bande dessinée en bibliothèque. La constitution d'une géographie inconsciente

    Éléments d'une histoire :
    Thierry Groensteen, 1833-2000 : une brève histoire de la bande dessinée
    Jean-Pierre Mercier, La bande dessinée américaine, entre mass media et contre-culture
    Benoît Mouchart, 2000-2017 : les mutations de la bande dessinée
    Jean-Marie Bouissou, Le manga en douze questions
    Benoît Mouchart - Jacques Tardi, Abattre les jours (entretien)

    L'écriture et l'image :
    Benoît Peeters, Une écriture spécifique
    Tristan Garcia, Enfance de la bande dessinée. L'art des images et des âges
    J. M. G. Le Clézio, Un enthousiasme d'enfance

    La folie Tintin :
    Pierre Assouline, Hergé sacré, sacré Tintin!
    Rémi Brague, Tintin, ce n'est pas rien!
    Jean-Luc Marion, Tintin comme système. Esquisse d'une interprétation
    Hubert Védrine, BD, histoire et géopolitique

    La BD à l'école :
    Cécile Gonçalves, La BD a sauvé mes cours de philo
    Vincent Marie, Fragments d'une guerre dessinée. La BD historique et la Grande Guerre
    Lucie Servin, La mémoire de la Shoah et sa représentation dans la BD
    David Vandermeulen, La BD et la transmission du savoir

  • Hugo Pratt restera sans doute comme la figure la plus brillante de la bande dessinée transalpine. Dessinateur talentueux, conteur exceptionnel, aventurier, acteur de cinéma... Il a connu une carrière absolument étonnante et contribué lui-même à construire sa légende. Il nous a paru intéressant de faire parler ceux qui ont vécu auprès de lui à l'époque où il réalisa ses chefs d'oeuvres. Nous découvrons un Pratt plus humain mais tout aussi attachant. Ses proches, nous ont confié de très nombreuses photos inédites.

  • Tous sur les super-héros des origines à nos jours...
    Les superhéros nous sont familiers depuis 75 ans. Ils ont intégré la culture populaire à travers la bande-dessinée, le cinéma, mais aussi la télévision, et même la décoration. Envahissant plus que jamais notre imaginaire via les blockbusters d'Hollywood, ils constituent sans aucun doute possible un phénomène de société.
    Que disent-ils sur les sociétés contemporaines ? Beaucoup. Loin d'être un simple divertissement réservé aux enfants, leurs aventures racontent quelque chose d'essentiel sur l'évolution de l'humanité au XXe siècle. Ils mettent scène notre évolution politique et sociale, témoignent des modes intellectuelles et culturelles et sont globalement le reflet des débats éthiques et sociétaux de toute une époque. Les superhéros narrent l'aventure de l'espèce humaine et constituent aux Etats-Unis une mythologie nationale qui rappelle celles, européennes, de l'Antiquité. Ils méritaient donc faire l'objet d'un opus de " Pour les nuls " !
    De surcroît, ce livre fera écho à l'actualité cinématographique fournie de 2016-2017 fournie par Marvel et DC Comics :
    Captain America 3 (6 mai 2016)
    X-Men (11 mai 2016)
    Docteur Strange (8 juillet 2016),
    Les Gardiens de la Galaxie 2 (28 juillet 2017),
    Thor 3 (pas de date).
    Wolverine (mars 2017).

  • La figure d'Hergé, né Georges Remi (1907-1983), reste entourée de mystères. Benoît Mouchart et François Rivière dressent un portrait attachant de cet homme au tempérament insaisissable. Car, sous le graphisme lumineux de sa " comédie humaine ", l'humoriste a toujours intégré ses tourments les plus intimes. Ainsi, la folie, qui a fini par emporter sa mère, irradie l'oeuvre de celui qui, depuis son plus jeune âge, se réfugie dans le dessin.
    Alors que les premiers albums d'Hergé font de son jeune reporter le héraut moderne d'une Europe encore triomphante, le séisme de la Seconde Guerre mondiale va bouleverser sa vision du monde. Son premier mariage ne sera pas épargné par ce renversement de valeurs.
    À partir des années 1960, une nouvelle vie s'offre à lui avec Fanny, sa dernière compagne. Auprès de celle-ci, il cherche la sérénité, se passionnant pour le taoïsme et l'art contemporain. Les figures d'Hergé et de Tintin finissent alors par se confondre, dérobant aux yeux du public le véritable Georges Remi, que ce livre fait enfin apparaître.
    Ce livre est suivi d'un entretien inédit d'Hergé avec François Rivière.

  • Quel mystère cadence les gestes et expressions des personnages de bande dessinée ? Comment une simple série d'images, fixes et bidimensionnelles, peut-elle prêter chair à des corps si dynamiques qu'ils semblent se mouvoir sur la page et que l'on pourrait presque sentir, entendre, toucher ? A travers deux entretiens avec deux grands auteurs de BD, Frédéric Boilet et Lorenzo Mattotti, et douze contributions universitaires, cet ouvrage, invite sous l'angle de l'interdisciplinarité, à l'exploration de ces corps dessinés aux multiples langages.

  • Georges Rémi Jr est l'homonyme de son oncle, plus connu sous son nom de plume : Hergé (22 mai 1907- 3 mars 1983). Il raconte ici ses souvenirs avec tristesse et révolte, le sentiment d'un rendez-vous manqué.Mais comment se faire une place au soleil alors que domine l'ombre projetée par le créateur de Tintin ? Entre un père, peintre équestre de talent, et un oncle célèbre, ombrageux et susceptible ?À la fois candide et sincère, Georges Rémi Jr raconte pour la première fois le destin de son père, ses relations difficiles avec Hergé et ses proches. Le livre raconte aussi la succession mouvementée du créateur de Tintin. Un témoignage où se mêlent joies et chagrins, admiration et colère, étonnements et déceptions...

  • "Mieux vaut exercer son intelligence à des conneries que sa connerie à des choses intelligentes." Les Shadocks
    Nous aimons tous les Schtroumpfs. Leur univers fait partie intégrante de notre enfance. Pas question, pour l'auteur, d'en casser la magie ou d'en rompre le charme ; mais bien au contraire de prolonger le plaisir autrement...
    Les Schtroumpfs peuvent être étudiés sous une infinité d'angles : culturel, esthétique, marketing, économique, juridique, historique, sociologique, psychologique, psychanalytique. Pédagogique également : ils s'adressent en priorité à un public d'enfants. Une telle approche explique certains traits saillants du monde des Schtroumpfs, comme l'absence de sexualité. Le village des Schtroumpfs peut apparaître comme la métaphore d'une classe d'école.
    Mais allons plus loin dans l'analyse :
    Les petits lutins de Peyo se ressemblent tous : bonnet blanc, collant blanc, corps bleu, petite schtroumpf bleue, excepté le grand Schtroumpf, ils vivent en collectivité et travaillent tous à une cause commune : réparer le village après le passage d'un méchant, bâtir un pont sur la rivière Schtroumpf... l'initiative privée est rarement récompensée, elle est même la plupart du temps réprimée, ils prennent leur repas tous ensemble dans une salle commune, ils ont un chef unique, ils sortent très rarement des limites de leur petit pays...
    Cela ne vous évoque rien ? Une dictature politique par exemple ?
    Antoine Bueno, professeur à l'IEP de Paris, nous propose une étude intéressante autant que divertissante émaillée d'exemples divers pris dans l'oeuvre de Peyo. Son raisonnement étayé en étonnera plus d'un, et livrera aussi toutes les réponses aux questions fondamentales que pose la série, comme la taille réelle des Schtroumpfs.
    A l'issue de la lecture, nous espérons qu'il vous aura convaincu d'une chose : Le monde des Schtroumpfs semble bien un archétype d'utopie totalitaire. Alors, cela change-t-il pour autant le regard que nous portons dessus ? En aime-t-on moins les petits lutins de Peyo ? Sans doute pas. Faut-il s'en inquiéter ? C'est toute la question...

  • Histoire du manga

    Karyn Poupee

    Apparu à la fin du XIXe siècle, en s'inspirant des caricatures à la mode occidentale, le manga, forme d'expression artistique en perpétuel renouvellement, est aujourd'hui un genre majeur, protéiforme et dynamique.
    En se démarquant du reste de la production graphique mondiale, le manga est devenu une véritable industrie qui vend des magazines et séries par dizaines de millions d'exemplaires et représente, au Japon, un marché de plus de 3 milliards d'euros. Puits de scénarios pour la télévision et le cinéma, vivier de mascottes lucratives, il est l'un des plus efficaces ambassadeurs de la culture nippone en France.
    Créé dans une société singulière et énigmatique, cet univers narratif réfléchit l'évolution du pays dans lequel il s'est développé : moyen de consolation durant la récession d'avant-guerre, le manga se fit le héraut de la contestation dans les années soixante et un médiateur du féminisme dix ans plus tard. D'Astro Boy à Akira, le manga transforme les robots en gentils humains ou les hommes en terribles machines, rêve le meilleur d'une nation ambitieuse et solidaire, ou anticipe le pire d'une société décadente et belliqueuse.
    Mais au-delà, et c'est ce que montre Karyn Poupée à travers cet essai subtil où se conjuguent l'histoire, l'art et la sociologie du Japon, la portée du manga est universelle. Se faisant laboratoire de l'existence, il renvoie à chacun d'entre nous une image de lui-même et de l'humanité à laquelle il appartient.

  • Bande dessinée particulièrement déroutante, Julius Corentin Acquefacques de Marc-Antoine Mathieu invite le lecteur curieux dans un labyrinthe aux contours absurdes, surréalistes et humoristiques à la fois. L'oeuvre suscite et parfois implique la relecture en un mouvement circulaire tendant à absorber toute référence rationnelle. Mais, comme souvent, l'absurdité a ses raisons et sous l'apparente perte de repères, des lignes de force subsistent qui, mises au jour, invitent à une nouvelle relecture...

  • En ce temps de crise des légitimités culturelles, il est pour le moins pertinent de faire le point sur les statuts des productions qui en sont l'objet. Et ce, quelle que soit leur position au sein du marché concerné, jusqu'il y a peu dominante ou, inversement, dominée. Se focaliser sur la bande dessinée parmi ces productions s'avère particulièrement de circonstance, pour peu que l'on tienne compte de la critique qui lui est faite.

  • Aujourd'hui la bande dessinée est partout au point que l'on ne prête guère attention à la singularité de sa présence. À la une des magazines, dans les manuels scolaires, sur les murs des villes, l'image bédéiste a colonisé l'imaginaire des sociétés contemporaines. Qu'ils soient férus de littérature graphique, simples amateurs, indifférents, voire hostiles, les contemporains, face à cette débauche d'images, ne peuvent ignorer des personnages devenus familiers. Lecteurs et lectrices, de tous les âges et de toutes conditions, peuvent avec ravissement se plonger dans les univers de la BD, découvrir des mondes improbables, suivre des reportages, prendre la mesure des connaissances scientifiques. Ainsi se déploie une douce accoutumance à toutes les formes de narrations graphiques. Revues, festivals, rencontres contribuent à maintenir ou à accroître la dépendance aux bulles et aux cases. Mais, miroir déformant, la bande dessinée offre aussi un panorama des addictions à l'alcool, au tabac ou au sexe.

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