Romans graphiques

  • Zlabya et son père, le rabbin, mais aussi le rabbin du rabbin, aidés et interrompus par le Chat, bien sûr, racontent. Ils disent, à travers leurs voyages au Proche Orient de 1870 à 1973, leur quête d'une Terre Promise, d'un endroit où ne pas être en danger. Ils racontent un destin français, celui d'une famille ballotée par l'histoire, le racisme, la volonté de trouver sa place, d'Alger à Nice, en passant par Jérusalem ou la Galilée.

  • « J'ai écrit ce livre en hommage à ma grand-mère maternelle, Idiss.
    Il ne prétend être ni une biographie, ni une étude de la condition
    des immigrés juifs de l'Empire russe venus à Paris avant 1914. Il est
    simplement le récit d'une destinée singulière à laquelle j'ai souvent
    rêvé. Puisse-t-il être aussi, au-delà du temps écoulé, un témoignage
    d'amour de son petit-fils. » Robert Badinter Richard Malka et Fred
    Bernard s'emparent de ce récit poignant et intime pour en livrer une
    interprétation lumineuse tout en pudeur et à l'émotion intacte.

  • Avec l'hiver, la guerre a commencé. Tandis que les insurgés rassemblent leurs troupes et remontent depuis la Péninsule, la princesse Tilda assiège le château de son frère pour reconquérir son trône. En haut des remparts, en première ligne, les "gueux" se préparent à l'assaut. Ce deuxième tome conclut en majesté l'épopée flamboyante de « L'Âge d'or », ce livre assez puissant pour déchaîner la tempête et la révolution, la force d'une utopie qui donne envie de croire en l'avenir.

  • Samuel broie du noir. Et il y a de quoi ! Il est célibataire, vit dans un petit appartement sous un toit de Paris et se morfond dans un travail qui ne le passionne pas... Seul chez lui le soir de son anniversaire, Samuel s'amuse à appeler le seul numéro qu'il connait par coeur, celui de sa maison d'enfance. À sa grande surprise, quelqu'un décroche : lui-même. Le petit Samuel, 10 ans, qui rêve d'être footballeur, de voyager et d'écrire des romans pour impressionner les filles... Comment garder la tête haute quand on doit avouer à l'enfant qu'on était qu'on n'a réalisé aucun de ses rêves ? Il est temps pour Samuel de reprendre sa vie en main...

  • Sara ignore tout de ses origines. Elle n'a jamais connu sa famille. Sur son lit de mort, la vieille tante qui l'a élevée lui confie l'unique indice en sa possession : la moitié déchirée d'un bracelet de naissance. Un mot y est griffonné, c'est un nom de lieu : Sousbrouillard. Sara, en quête de son passé, laisse aussitôt derrière elle sa vie parisienne sans histoire. Elle se rend à Sousbrouillard, village un peu hors du temps, construit autour d'un lac sombre et mystérieux. Après une petite période d'adaptation dans ce « désert au milieu de nulle part », Sara va commencer à y faire des rencontres. Les habitants de Sousbrouillard lui racontent leurs propres parcours, « cabossés et rocambolesques », hauts en couleurs, tristes et émouvants. Sara les écoute avec tant d'empathie qu'elle finit par en oublier sa propre quête. C'est quand elle ne s'y attendra plus que lui sera révélé le noeud secret de toutes ces histoires et qu'elle comprendra d'où elle vient... Derrière son apparente réalité, Sousbrouillard glisse peu à peu vers le conte philosophique et la fable poétique. L'album met en lumière notre besoin de faire partie d'une histoire, ainsi que l'importance de ces rencontres qui changent parfois le cours d'une vie.

  • Washington, 1937. John Clark, journaliste photoreporter de 22 ans, est engagé par la Farm Security Administration, l'organisme gouvernemental chargé d'aider les fermiers victimes de la Grande Dépression. Sa mission : témoigner de la situation dramatique des agriculteurs du Dust Bowl. Située à cheval sur l'Oklahoma, le Kansas et le Texas, cette région est frappée par la sécheresse et les tempêtes de sable plongent les habitants dans la misère. En Oklahoma, John tente de se faire accepter par la population. Au cours de son séjour, qui prend la forme d'un voyage initiatique, il devient ami avec une jeune femme, Betty. Grâce à elle, il prend conscience du drame humain provoqué par la crise économique. Mais il remet en question son rôle social et son travail de photographe... Après Le Retour de la bondrée (Prix Saint-Michel du meilleur album) et L'Obsolescence programmée de nos sentiments (en collaboration avec Zidrou, Prix d'argent du Japan International Manga Award), Aimée de Jongh signe un récit émouvant, inspiré par des faits historiques et nourri par un séjour sur place.

  • Magali a 11 ans. Elle aime les Beatles, dans la catégorie « passionnément » ou « à la folie ». Ce qu'elle aime moins, c'est l'école, surtout depuis qu'elle est au collège. Elle qui pensait être une élève comme les autres éprouve soudainement une peur panique à l'idée d'aller au collège. Telle une "Alice au pays des merveilles", elle se réfugie alors dans l'univers parallèle des Beatles nourri de leur musique et de couleurs éclatantes. Une bande dessinée autobiographique, sensible et drôle, en dépit de la gravité du sujet, la phobie scolaire.

  • Lisbonne, été 1968. Depuis 40 ans, le Portugal vit sous la dictature de Salazar. Mais, pour celui qui décide de fermer les yeux, la douceur de vivre est possible sur les bords du Tage. C'est le choix de Fernando Pais, médecin à la patientèle aisée. Tournant la page d'une jeunesse militante tourmentée, le quadragénaire a décidé de mettre de la légèreté dans sa vie et de la frivolité dans ses amours. Un jour où il rend visite à un patient au siège de la police politique, Fernando prend la défense d'un gamin venu narguer l'agent en faction. Mais entre le fl ic et le médecin, le gosse ne fait pas de distinguo. Et si le révolutionnaire en culottes courtes avait vu juste ? Si la légèreté de Fernando était coupable ? Le médecin ne le sait pas encore, mais cette rencontre fera basculer sa vie...

  • L'année des dix ans de Susie, aux États-Unis dans le New Jersey dans les années 1950. Susie grandit dans une famille juive de trois enfants. De trois filles plus exactement : Sandra, Effie et elle, Susie, la « petite dernière ». Et c'est son grand drame d'être la troisième ! En plus, ses soeurs prennent toute la place : Sandra est « la plus jolie », Effie « la plus drôle ». Que lui reste-t-il de spécial ? Susie Morgenstern a écrit "La petite dernière" (Nathan) en 2015. Elle y relate une enfance heureuse, non conventionnelle, qui a déterminé sa vie.

  • Dessinatrice à Charlie Hebdo depuis plus de dix ans, Catherine Meurisse a vécu le 7 janvier 2015 comme une tragédie personnelle, dans laquelle elle a perdu des amis, des mentors, le goût de dessiner, la légèreté.
    Après la violence des faits, une nécessité lui est apparue : s'extirper du chaos et de l'aridité intellectuelle et esthétique qui ont suivi en cherchant leur opposé - la beauté.
    Afin de trouver l'apaisement, elle consigne les moments d'émotion vécus après l'attentat sur le chemin de l'océan, du Louvre ou de la Villa Médicis, à Rome, entre autres lieux de renaissance.

  • Leconte fait son cinéma Nouv.

    Leconte fait son cinéma

    ,

    Joub et Nicoby sont de grands admirateurs de Patrice Leconte, à qui l'on doit Les bronzés, Tandem, Ridicule et tant d'autres films aussi réussis que différents. Le duo de Dans l'atelier de Fournier est donc parti à la rencontre du réalisateur, égrenant avec lui un parcours jalonné de films à succès, de rencontres avec des stars mais aussi de doutes, de critiques assassines, de malentendus et même... de BD, puisque Leconte est lui-même dessinateur ! Leconte fait son cinéma : une conversation dessinée pleine de passion et d'émotion !

  • Evariste a quitté la Réunion pour fuir le conformisme de sa vie avec Amandine. Il embarque sur le "Marion Dufresne" pour accompagner une mission scientifique dans les Terres australes et antarctiques françaises. La traversée, l'arrivée à Port-aux-français, tout avait bien commencé ; jusqu'à une expédition où le groupe est violemment attaqué. Perdu au milieu de l'immensité d'un paysage glacé de cette île de la désolation, prisonnier d'une troupe de personnages hagards et brutaux, il va vivre son expérience physique et intérieure la plus extrême...

  • La grand-mère de Clémence souffre de la maladie d'Alzheimer. Face à son désespoir, elle prend la décision de l'enlever de la maison de retraite et de prendre la route en quête de l'hypothétique maison d'enfance de sa mamie. Une fuite, une quête, un égarement, l'occasion de se retrouver ? À moins que ce ne soit plutôt des adieux...

  • Visa transit t.1

    Nicolas de Crécy

    « Je dois partir et vivre, ou rester et mourir » écrit Shakespeare, repris par Nicolas Bouvier en exergue de L'usage du monde. À l'été 1986, quelques mois après l'accident nucléaire de Tchernobyl, Nicolas de Crécy et son cousin ont à peine 20 ans quand ils récupèrent une Citren Visa moribonde. Ils remplissent la voiture de livres, qu'ils ne liront pas, ajoutent deux sacs de couchage, des cigarettes et embarquent pour un voyage qui n'a pas de destination, mais doit les mener le plus loin possible.
    Ils traversent le nord de l'Italie, la Yougoslavie, la Bulgarie et descendent en Turquie, dans un périple qui les confrontent au monde autant qu'à eux-mêmes.

  • En nous mettant face à ces situations presque impensables nous prend
    par la main pour nous amener à les envisager. Un anthropologue Jivaro
    « fait  son terrain » dans la commune de Bois-le-Roi, des pinsons et
    mésanges définissent les nouvelles lois, Trump Merkel et Macron
    formant la minorité occidental à préserver. En quatre chapitres
    dessinés, Pignocchi nous place tantôt dans un arbre, tantôt à
    l'Élysée. Nous sommes oiseau qui pense militant, nous sommes
    présidents qui pensent indien. Lire pour redescendre dans le
    croyable et cette fois, envisager vraiment le renversement.

  • Quelque part entre les "Souvenirs entomologiques" de Jean-Henri Fabre et l'émission « Silence, ça pousse » sur France 5, Simon Hureau raconte par le menu comment il a peu à peu redonné vie à son jardin abandonné à la friche par son ancien propriétaire. Sans connaissances particulières sur le sujet, l'auteur, avec beaucoup de recherches, de passion et d'huile de coude, parvient à recréer à partir d'un no-man's land une véritable oasis de biodiversité, et témoigne ainsi des capacités de résilience de la nature, pour peu qu'on lui file un coup de main. Un livre d'autodidacte érudit, passionné et passionnant.

  • « Si je me suis marié, c'est pour me faire servir ! » Ainsi commence avec fracas cette nouvelle bande dessinée de Florence Cestac. Avec sa faconde habituelle, elle y raconte son père, homme d'une époque (avant 68...), d'un milieu (la petite bourgeoisie de province), et leurs relations tumultueuses. Entre une fille déjà artiste et rebelle à toute forme d'autorité, et un père colérique, pour qui dire « je t'aime » est un signe de faiblesse, la vie n'a pas été un long fleuve tranquille.

  • Capturé en pleine Palombie par des Indiens Chahutas et vendu à des trafiquants d'animaux exotiques, un marsupilami débarque dans les années 50 au port d'Anvers. Réussissant à s'enfuir, il arrive dans la banlieue de Bruxelles et est recueilli par François, un jeune garçon fan d'animaux dont le quotidien est loin d'être facile. Le début d'une aventure passionnante, parfois sombre mais toujours porteuse d'espoir, et d'une belle amitié.

  • Des vivants Nouv.

    Été 1940 : la France est occupée. Certains pourtant refusent la
    fatalité : à Paris, au coeur du musée de l'Homme, quelques ethnologues
    se réunissent, bientôt rejoints par des gens de tous horizons -
    avocats, religieuses ou garagistes. Autour de Boris Vildé, d'Anatole
    Lewitsky, d'Yvonne Oddon, ces visionnaires posent les bases de la
    lutte qui mènera à la Libération : évasions de prisonniers, passages
    vers l'Angleterre ou la zone libre, et publication d'un journal
    clandestin, Résistance. Mais ces insoumis de la première heure seront
    bientôt trahis, dénoncés à la Gestapo et, pour beaucoup d'entre eux,
    exécutés. Avec Des Vivants, Raphaël Meltz et Louise Moaty proposent
    un scénario d'une grande richesse et d'une profonde intégrité : aucun
    dialogue n'a été inventé, les paroles prononcées par les personnages
    sont les leurs. Au terme d'une vaste plongée dans d'innombrables
    documents d'époque - mémoires, lettres, témoignages, entretiens,
    journaux... - ils composent ce récit en s'effaçant derrière la
    sincérité et la force de ces voix disparues. Simon Roussin, grâce à
    une mise en scène subtile et un dessin d'une grande maîtrise, redonne
    vie à ces fragments d'Histoire, déployant avec justesse tout leur
    souffle romanesque. Ensemble, ils composent une fresque puissante,
    rigoureuse et émouvante. Surgi très tôt, trop vite détruit, le réseau
    du musée de l'Homme est peu à peu sorti de la mémoire collective. Cet
    album hors normes, à la fois enquête historique, roman de guerre et
    épopée grandiose, rend ainsi hommage à des hommes et des femmes
    emportés un jour par cette injonction formidable : résister. Une
    folle audace autant qu'une évidence ; l'unique moyen, au-delà de
    tout, de rester vivants.

  • Interviews - du créateur du Samu Social, Xavier Emmanuelli, et des salariés du Samu Social - maraudes, visite des centres d'hébergement et des centres d'appels, Aude Massot livre un reportage passionnant et plein d'humanité.

  • Dans le cadre d'une bourse soutenu par le Ministère de la Culture et de l'Éducation Nationale, Alice Chemama se retrouve implantée en Haute-Savoie pour mener à bien un projet artistique avec une classe de CM2 autour du patrimoine local. Nul air pur ni sommet rutilant, la ville de Marnaz est située dans les tréfonds de la vallée de l'Arve, réputée pour son taux de particules fines et son leadership dans l'industrie du décolletage. Idyllique. Bien décidée à en découdre avec l'histoire et la culture du coin, et malgré l'intervention d'un invité surprise (ce bloody coronavirus), elle entreprend d'aller à la rencontre de faits et légendes enfouis dans la mémoire des Alpes : quels mythes trouve-t-on derrière les images bucoliques de montagne et suggestions touristiques qui sortent en premier sur internet ? Et quelle réalité trouve-t-on dans l'ombre de la star locale, le mont Blanc ?

  • Petit-fils et fils de musicien, mais un père alcoolique et endetté qui veut surtout tirer profit de ses talents. Une mère aimante qui meurt quand il a dix-sept ans. Un talent brut extraordinaire mais une prime éducation musicale lacunaire. Compositeur révolutionnaire atteint de surdité précoce... Tout, chez Ludwig van Beethoven, relève d'une extrême dualité, d'un destin au mieux compliqué, au pire contrarié. Mikael Ross cette jeunesse d'un génie avec une énergie folle et une vraie virtuosité.

  • Apolline, Céleste, Chélonia et Sierra sont scolarisées dans le même
    établissement. Ces jeunes filles ont un point commun : elles sont
    isolées, mises à l'écart par les autres, parfois harcelées. Un jour,
    Chélonia décide de les réunir pour leur faire une proposition. Elle
    aimerait fonder avec elles le « club des mal-barrées ». Sa raison
    d'être : leur permettre de briser leur solitude et de devenir plus
    fortes, en somme, pour enfin « exister pleinement ». Leur premier
    objectif consiste à convaincre Paloma de les rejoindre. Adolescente
    rebelle et solitaire, celle-ci a épuisé plusieurs familles d'accueil.
    Elle vit désormais chez Liselotte, une femme habituée à héberger des
    jeunes en difficulté. Les quatre nouvelles amies pourront-elles
    l'aider à surmonter son passé ? Dans ce premier tome d'une série en
    cinq volets, servi par le trait subtil et les couleurs sensibles de
    Camille Méhu, les BeKa abordent avec justesse les thèmes de
    l'adolescence difficile et des dysfonctionnements familiaux.

  • Le 18 avril 1955, Albert Einstein passe de vie à trépas. Pour la science, c'est une perte terrible. Pour Thomas Stolz, médecin chargé de l'autopsie, c'est une chance inouïe. Il subtilise le cerveau du savant afin de l'étudier. S'il perce ses mystères, il connaîtra la gloire... Le problème, c'est que le corps d'Einstein le suit ! Privé de cerveau, Albert continue à bouger, à marcher, à parler. La perspective de comprendre le fonctionnement de ses neurones l'excite au plus haut point. « Formidable ! On va faire ça ensemble, tous les deux ! », dit-il à Stolz. Reste à trouver un laboratoire à l'abri des regards. Ce qui n'a rien d'évident quand on a le FBI aux trousses... Après le succès de Pereira Prétend et de Malaterre, Pierre-Henry Gomont change de registre. Il nous entraîne dans un road movie échevelé et drolatique, inspiré par la véritable destinée du cerveau d'Einstein. Menée tambour battant, cette histoire rocambolesque et burlesque, servie par un dessin épris de liberté, est aussi une réflexion passionnante sur la complexité de l'âme humaine.

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