Moyen Age

  • Traduction neuve de La Divine Comédie entreprise par Danièle Robert, qui prend enfin en compte, dans notre langue, l'intégralité de la structure élaborée par Dante. Animée d'un souffle constant, ne se départant jamais, dans sa fidélité même, de la valeur poétique, cette traduction permet d'aller plus avant dans la découverte de la beauté inventive, de la puissance, de la modernité de ce chef-d'oeuvre universel.

  • Innovation numérique pédagogique : adaptation de la série BILINGUE de Pocket-Langues Pour Tous ! Neuf extraits pour découvrir l'ouvrage majeur de la littérature espagnole en édition bilingue.
    La série BILINGUE de 12-21 propose : o une traduction fidèle et intégrale, accompagnée de nombreuses notes o une méthode originale de perfectionnement par un contact direct avec les oeuvres d'auteurs étrangers o une adaptation en version numérique étudiée, qui offre au lecteur trois manières de découvrir le texte : en version bilingue, en version originale et en version française. Pour découvrir cet ouvrage majeur de la littérature espagnole, neuf moments emblématiques des aventures de Don Quichotte et Sancho Panza ont été choisis : - les préparatifs de la grande aventure du gentilhomme campagnard métamorphosé en chevalier errant, - les moulins à vent, - les interventions de Don Quichotte et leurs conséquences pour le héros et ses victimes, - quelques rencontres faites au hasard du voyage : un porcher, deux prostituées, un maître et son valet..., - Sancho s'entretenant avec sa femme de l'avenir de leur fille, - les cancans de Dulcinée, - un cortège accompagnant la dépouille d'un riche gentilhomme, - un séjour dans le château du duc, - et enfin l'établissement de Sancho sur son île au poste de gouverneur.

  • En persan le
    Shâhnâmeh signifie à la fois le Livre des Rois et le Roi des Livres. C'est l'épopée la plus longue jamais écrite par un seul homme, Ferdowsi. Celui qui a non seulement transformé l'assemblé du Sultân Mahmoud Ghaznavide en Ferdows ou paradis au début du XIe siècle, mais qui a surtout revitalisé la langue persane en tant que véhicule littéraire dans une époque où elle risquait d'être complètement dépassée par la domination de l'arabe.
    Le Livre des Rois a gardé vivante la connaissance de la gloire ancienne, de l'éthique politique et de l'identité culturelle de l'Iran, et cela jusqu'à nos jours où il est le symbole de toute l'identité iranienne. Les Iraniens d'aujourd'hui parlent, écrivent et lisent le même persan que Ferdowsi d'il y a plus de 1000 ans, et son
    Shâhnâmeh et ses épisodes épiques ou amoureux, ses festins et ses tragédies vibrent toujours dans la culture persane. Et cela grâce en grande partie aux manuscrits illustrés ou calligraphiés du
    Shâhnâmeh depuis il y a 800 ans, où les princes fortunés et rois des dynasties successives régnants en Iran ont commandé des nouvelles copies. Le
    Shâhnâmeh est ainsi le livre le plus illustré en Iran.

  • Ô vous qui empruntez le chemin de l'amour,
    Observez s'il existe un mal au mien pareil.
    Je vous prie de souffrir de m'écouter me plaindre.
    Ne suis-je pas de tous les tourments le relais ?
    Dante Alighieri (1265-1321) a moins de trente ans quand il écrit ce récit autobiographique, entrecoupé de sonnets, de chansons, de ballades et de commentaires. Il y raconte son amour pour Beatrice Portinari qui, dans La Divine Comédie, apparaît comme l'intermédiaire privilégiée entre le voyageur céleste et Dieu. Si La Vita Nuova a revêtu une telle importance dans l'histoire de la littérature, ce n'est pas seulement parce qu'il contient des poèmes d'amour rivalisant avec ceux de Pétrarque, mais parce que ce texte, de passion, puis de deuil, ne cesse de poser la question de la vérité, de la transparence, de l'allégorie. Comme dans la plupart des éditions italiennes, sont adjointes les autres poésies circonstancielles et retrouvées de Dante, du moins celles qui passent pour authentiques. La traduction inédite ici proposée est en alexandrins, hexasyllabes et le plus souvent, sur le modèle des Amours de Ronsard et des quelques vers écrits par Dante directement en français, en décasyllabes.
    Traduit de l'italien et préfacé par René de Ceccatty

  • La Consolation est un texte unique dans l'antiquité, où une figure allégorique, Philosophia, s'adresse à son élève (Boèce) et lui apporte la consolation de son enseignement (évidemment une présentation du monde de type néo-platonicien). Ce dialogue est l'OEuvre d'un haut personnage romain chrétien, sénateur et patrice, emprisonné et accusé de haute trahison, alors qu'il attendait la mort, vers 524 après J.-C.. Cette situation « d'urgence » et d'imminence de la mort (pensons à celle de Socrate), démentie par la belle sobriété du texte, est devenu un modèle pour la philosophie, dernier rempart de la beauté et de la méditation, symbole de résistance à l'oppression et de méditation sur la condition humaine.
    La Consolation de Philosophie devait devenir l'un des ouvrages fondamentaux du Moyen Age, à côté de ceux de St Augustin, de St Benoît et de Bède le vénérable. C'est évidemment aussi un lointain modèle de la Divine Comédie de Dante. Boèce est un parfait représentant de la haute culture italienne de l'époque, déchirée entre sa fidélité à une tradition classique tenace (les satires grecques ou latines, la philosophie grecque, les consolations de Cicéron, Ovide ou Sénèque) et les réalités politiques de son temps, celui de l'Empereur Justinien (occupation par les Goths, la persécution des chrétiens, attrait d'un Orient encore brillant de sa vie culturelle).
    La présente traduction, inédite, tient compte de très nombreux travaux modernes ; elle est due à un spécialiste de Boèce, Jean-Yves Guillaumin, professeur à l'Université de Franche-Comté.

  • Voici le Sodoma médiéval. Au XIe siècle, le théologien Pierre Damien écrit au pape pour dénoncer les vices et les turpitudes du clergé. Rome le condamne au silence. Mille ans plus tard, son texte est enfin traduit. Une révélation fracassante sur la longue marche de la tolérance zéro. Un millénaire avant les révélations actuelles sur les scandales sexuels au sein du clergé, l'ermite Pierre Damien se fait déjà lanceur d'alerte. Au milieu du xie siècle, il écrit au pape Léon IX pour dénoncer, dans un rapport détaillé, les dérives des moeurs dans l'Église, singulièrement chez les évêques, moines, prêtres, diacres censés incarner l'institution et donner l'exemple. Pour encore plus de clarté, il intitule ce réquisitoire Gomorrhe, le pendant de Sodome dans la Bible. Mais ce brûlot est censuré dès son époque, et il passe encore aujourd'hui pour un livre scandaleux.
    C'est ce texte, à la fois intransigeant et prophétique et d'une surprenante actualité, qu'édite et traduit pour la première fois en français Jean-François Cottier.
    Un texte sidérant, venu du Moyen Âge, mais conduit à la manière d'un breaking news contemporain.

  • Gísli est un Viking hors du commun ; habité de généreux idéaux, fils respectueux, frère fidèle et mari aimant, il se trouve bien malgré lui dans une situation compliquée. Victime d'un destin impitoyable, il doit choisir entre venger son frère ou perdre son honneur.
    Vengeance, jalousie, trahison, tous les ingrédients sont rassemblés pour nous offrir une histoire de vaillance, d'amour et de mort dans le monde rude des fiers guerriers vikings.

  • Écrit au tournant des XIVe-XVe siècles par un auteur dont l'identité demeure incertaine, Les Quinze Joies du mariage - qui se lisent comme un seul récit ou quinze histoires courtes - forment une savoureuse satire de la guerre des sexes. À la première place : la femme. C'est elle qui mène la danse, faisant de cette comédie de moeurs un témoignage exceptionnel sur la vie de couple, le désir féminin et la société du Moyen Âge.
    Dans ce recueil de nouvelles - l'un des premiers en langue française -, la parole prime. Dialogues piquants, mots à double-entente, commentaires satiriques : l'ironie et l'ambiguïté du propos font des Quinze Joies du mariage une oeuvre singulière, dont on ne peut dégager aucune morale ni aucun sens univoque. La traduction, présentée en regard du texte original, restitue la saveur du lexique, la subtilité de la polysémie, la force de la syntaxe. Rendant vive la langue médiévale, elle permet de saisir l'incroyable modernité de ce texte jubilatoire.

  • Ce livre est un guide essentiel pour accompagner la lecture du texte fondateur de la littérature japonaise.

    Un chef-d'œuvre de la littérature enfin rendu accessible

    À la découverte du " Dit du Genji "
    constitue un guide essentiel pour se repérer dans le tourbillon de personnages, de lieux et d'intrigues qui composent
    Le Dit du Genji.

    Le Dit du Genji de Murasaki-shikibu est un texte fondateur de la littérature et de la culture japonaises. Écrit par une jeune femme au début du XIe siècle, il conte les aventures du prince Genji au cœur de la Cour impériale de Heian, l'actuelle Kyôto. D'intrigues amoureuses en manœuvres politiques, le Genji mène une vie illustre accompagnée tout au long du récit par la poésie, la musique, la peinture, la danse et la nature. Au gré des 54 chapitres qui le composent, ce roman-fleuve plonge le lecteur dans un univers foisonnant de personnages et de péripéties: c'est près d'une centaine de protagonistes et de destins qui se croisent sur deux générations. À cette multiplicité des personnages s'ajoute celle de leurs noms : les personnages principaux sont identifiés par un surnom littéraire, auquel se juxtapose parfois le rang ou la fonction officielle, évoluant souvent au fil des ans.

  • Marguerite Porete est née entre 1250 et 1260, sans doute à Valenciennes. La date et le lieu de sa mort sont plus précis : Marguerite fut brûlée vive le 1er juin 1310 à Paris, place de Grève, par la " Sainte inquisition ".
    Qu'avait-elle fait pour mériter un tel sort ? écrire un livre sublime sur la plus haute mystique chrétienne : Le miroir des âmes simples et anéanties, condamné pour hérésie.
    Elle sera brûlée, mais son livre exercera une profonde influence sur la spiritualité du Moyen âge, notamment sur Maitre Eckhart - le plus grand mystique chrétien de l'histoire. Eckhart, à n'en pas douter, a lu le livre de Marguerite Porete, et sans qu'elle soit jamais citée, il reprendra parfois mot pour mot quelques-uns de ses écrits pour tenter de dire l'ineffable de l'expérience qu'il partage avec elle, dans le fond sans fond de son être.
    Jean-Yves Leloup nous redonne ici la saveur des textes de Marguerite en commentant certaines de ses plus profondes paroles. Comme le dit lui-même l'auteur : " Je n'ai récolté ici que quelques étincelles, quelques braises de ce buisson ardent. On ne trouvera donc pas dans ce petit livre une étude exhaustive ou résumée de son oeuvre, je n'y ai recueilli que ce qui était suffisant pour soulager le froid de mon âme ".
    Voici un livre qui peut mettre à notre âme, le feu de l'amour et de la Présence.
    Jean-Yves Leloup est un écrivain, théologien et prêtre orthodoxe, philosophe. Fondateur de l'Institut pour la rencontre et l'étude des civilisations et du Collège international des thérapeutes, il a publié de nombreux ouvrages chez Albin Michel, dont
    Un obscur et lumineux silence, la Théologie mystique de Denys l'Aréopagite, L'assise et la marche, Écrits sur l'hésychasme, Paroles du mont Athos, l'Enracinement et l'ouverture, Manque et plénitude, Prendre soin de l'Être, l'Absurde et la Grâce, Un art de l'attention, etc.
    Il a donné des traductions et des interprétations innovantes de l'évangile, des Épitres et de l'apocalypse de Jean, ainsi que des évangiles considérés comme apocryphes (Philippe, Marie, Thomas).

  • Ce livre est le premier à réunir, en France, en un volume, les OEuvres complètes de sainte Catherine de Sienne, et dans leurs meilleures traductions. Sainte Catherine est source d'incessant émerveillement. Jeune femme pauvre et analphabète, elle meurt à 33 ans mais à la tête d'une oeuvre dont il n'existe aucun équivalent. Née dans un siècle de déchirures et de guerres tandis que la « peste noire » décimait le tiers de la population européenne, Catherine est dénuée de formation ou d'expérience, elle ne connaît pas le monde, mais elle est habitée par la puissance même du Verbe. Entrée dans le Tiers-Ordre dominicain, par la force de sa parole et de ses Lettres elle s'adresse aux potentats, et, malgré sa santé précaire, obtient des résultats politiques capitaux, comme le retour de la Papauté d'Avignon à Rome. Peu de temps avant sa mort elle dicta à une vitesse surhumaine les traités qui composent son célèbre Dialogue : leur envergure philosophique et théologique est telle qu'elle domine et dépasse l'histoire de la pensée. Catherine impressionne tellement les Papes, les cardinaux et les princes qu'ils la choisissent pour conseillère et lui confient la destinée des États. Le Dialogue acquiert d'emblée une immense popularité et devient le livre de chevet de l'Église universelle. Rares sont les classiques qui, à travers le monde, eurent un si considérable impact. Véritable emblème de l'impossibilité faite évidence, Catherine est l'une des figures les plus impressionnantes de l'Histoire. Sa pensée, sa vigueur, sa vie et son style sont si supérieurs que c'est son oeuvre qui, en même temps que celle de Dante, fonde la parole toscane et se trouve ainsi à l'origine de la littérature italienne. Nous avons voulu que ce volume rendît parfaitement perceptible la langue de cette « femme de feu » qui gouverna l'Église par la force de sa sainteté et qui gouverne les coeurs par l'intensité du sien. Les traductions du Dialogue et des Lettres ont été choisies en ce sens : celui de la fidélité. Elles sont précédées par d'amples introductions historiques et critiques. Le volume contient également deux traductions des Oraisons, dont celle de Louis Chardon, l'un des plus grands stylistes du XVIIe siècle. Son très beau texte était introuvable depuis près de quatre siècles. Nous en avons renouvelé ici l'établissement ; Chardon est à sainte Catherine ce qu'Amyot fut à Plutarque. Ce volume s'achève avec la grande biographie que le confesseur de Catherine, Raymond de Capoue, lui consacra. « Dieu a choisi ce qui est pauvre pour confondre ce qui est fort », dit l'Écriture : le prodigieux génie et la somptueuse sainteté de l'innocente de Sienne firent d'une analphabète aux livres admirables la première femme Docteur de l'Église. À la veille du IIIe millénaire, elle fut proclamée patronne de l'Europe. Son oeuvre est mondialement présente mais plus rien ne permettait au public français d'y avoir véritablement accès. Cette injustice est réparée.

  • Voici des contes chrétiens du Moyen Âge.

    D’une voix lointaine et toute proche, ils nous parlent le langage de l’amour, nous disent les doutes des puissants, l’espérance des humbles, les joies inattendues des ermites et des saints. Ils témoignent d’une expérience pleinement humaine, généreuse et fervente, celle de la loi fervente, celle de la loi vivante de chaque jour. Enfin, ils nous mènent sur les chemins du salut, là où un sourire peut être un miracle, un geste de compassion guérir les blessures de l’âme, une parole libératrice nous rendre notre véritable visage.

  • Pourquoi raconter des histoires sinon pour charmer, le temps d'une narration, un petit cercle d'auditeurs attentifs? Etude des nouvelles écrites par Marguerite de Navarre, histoires de séduction écrites pour séduire.

  • Ce livre retrace brièvement la naissance et le développement du roman au Moyen Âge, d'abord en français, puis dans toutes les langues européennes. Son originalité est dans son approche synthétique. Il prend en compte l'ensemble de la production romanesque médiévale, dans toutes les langues et à travers tout l'espace européen. Il touche ainsi la littérature générale et comparée autant que les études médiévales, et s'adresse aussi à tous ceux qui s'intéressent à l'unité culturelle de l'Europe.

  • Les regards personnels de spécialistes sur des aspects caractéristiques de la production littéraire de la Renaissance, époque de la rayonnante restauration des belles lettres et d'un humanisme s'interrogeant sur ses valeurs de savoir et de sagesse.

  • A la Renaissance, époque joyeuse, s'élabore une théorie du rire, oeuvre surtout des médecins. Aidés par les philosophes, ils découvrent sa complexité. Mais le rire possède pour eux quelque chose de démesuré, lié à certaines formes de culture populaire. Rire, oui, mais à condition que la raison puisse se servir du rire.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • S'il est indéniable que la Renaissance fut une époque d'intenses bouleversements dans de nombreux domaines, qu'en est-il en matière de littérature ? Qu'a apporté à la poésie et à la prose cette Renaissance qui a vu l'éclosion de l'humanisme, de Marot, de Rabelais, de Montaigne, et de tant d'autres ?

  • Le chef-d'œuvre de poésie mystique d'Attâr chante le voyage de milliers d'oiseaux en quête de Sîmorgh, manifestation visible du Divin, dans la traduction lumineuse de Leili Anvar. La version numérique permet à tout lecteur d'emporter partout avec lui ce magnifique texte de poésie soufie.

    Le Cantique des oiseaux, une épopée mystique

    Guidés par la huppe de Salomon, les oiseaux, métaphore de l'âme, partent en quête de l'Être

    suprême, Sîmorgh, oiseau mythique, manifestation visible du Divin. Par-delà les sept vallées,

    seuls trente oiseaux parviennent au bout du chemin. Devant la Sîmorgh souveraine, croyant la

    voir enfin, stupéfaits, ils ne voient que le reflet d'eux-même (sî morgh signifie " trente

    oiseaux " en persan).

    La Divinité, est invisible ; elle ne peut que se manifester dans le coeur, miroir de l'âme.

    Les âmes oiseaux comprennent alors qu'elles doivent se jeter dans le feu qu'est Sîmorgh pour

    en saisir l'essence, mourir pour renaître, devenir rien pour devenir Tout.

    Un répertoire de récits

    Pour convaincre les oiseaux de prendre leur envol et les soutenir dans leur ascension, la huppe

    conte des histoires édifiantes, puisées dans les classiques de la littérature profane, dans le

    Coran, dans les floklores indiens, arabes ou persans. Madjnûn le fou d'amour, le sultan

    Mahmûd et son page Ayâz, le sheykh San'ân amoureux de la princesse chrétienne, Joseph et

    la femme de Putiphar... 'Attâr transforme ces archétypes en symboles. La beauté de l'être

    aimé et toutes les beautés du monde deviennent sous sa plume les signes visibles de la beauté

    de Dieu.

    'Attâr, poète de la spiritualité soufie

    Le poète persan 'Attâr (1174-1248) a embrassé le soufisme, doctrine mystique de l'Islam qui

    invite l'homme au détachement pour mieux approcher du Divin. 'Attâr a lui-même cheminé,

    empruntant la voie extatique de l'amour et de l'abandon du soi. Et par la magie de l'évocation

    poétique, la beauté de sa langue, sa musicalité, sa force d'expression, il parvient à dire

    l'indicible, à montrer l'invisible et à partager avec chacun cette expérience spirituelle.

    Un livre universel, au-delà de toute croyance

    Le Cantique des oiseaux est un récit initiatique par excellence : chacun peut voir dans les

    oiseaux le reflet de lui-même, à travers le prisme de ses propres expériences, de ses quêtes

    personnelles et intimes. Chacun peut se perdre dans les vallées pour mieux se retrouver.

    Il n'est pas besoin de croire pour être saisi par ce poème : ce qu''Attâr exprime résonne et

    vibre dans tous les coeurs. C'est vers soi-même que chemine chacun des oiseaux du récit.

    Une traduction sublime et inspirée

    Il fallait à ce chef-d'oeuvre une nouvelle traduction, en vers, qui par son souffle et sa

    musicalité parvienne à rendre cette ascension spirituelle lumineuse, vibrante et universelle.

    Leili Anvar, normalienne, agrégée et docteur en littérature persane, a relevé le défi immense

    de traduire en alexandrins rythmés les 4724 distiques du poème.

    Pendant quatre années, elle a nourri son travail de recherches érudites, et plus encore, du

    bonheur d'être habitée par cette oeuvre qui l'a transformée. Le résultat est fidèle à la lettre et à

    l'esprit d''Attâr car la traduction réussit le tour de force d'épouser la beauté du texte original

    autant que de rendre compte de sa hauteur spirituelle. Au lecteur français d'être transformé à

    son tour par ce poème magnifiquement dévoilé.

    Une édition enrichie

    Pour cette édition, Leili Anvar a revu la traduction, développé l'introduction et

    rédigé des notes supplémentaires qui complètent et enrichissent la lecture. La compréhension

    du poème en devient ainsi plus subtile et approfondie.

    Des introductions passionnantes

    Dans " L'envol ", Leili Anvar nous fait partager ses connaissances sur 'Attâr et la poésie

    soufie. Elle éclaire le sens de ce chef-d'oeuvre, composé dans une langue d'une inventivité

    inouïe par un homme d'une sagesse exemplaire. Dans " Le Voyage de traduire " elle nous fait

    partager son expérience et explique ses choix de traduction parfois audacieux. Elle propose

    aussi une réflexion sur les spécificités, les difficultés et les joies de la traduction poétique.

    Des annexes essentielles complètent cet ouvrage de référence

    Les versets du Coran cités dans les notes, un glossaire des noms communs et des noms

    propres, accompagnent la découverte et la compréhension du poème d''Attâr.

  • En rappelant les moments les plus importants de la vie et de l'oeuvre de Pétrarque, cet ouvrage met en relief les influences de ses actions politiques, religieuses et intellectuelles mais aussi de son recueil poétique le «Canzoniere», sur l'ensemble de l'humanisme et de la poésie européenne du XVe au XVIIe siècle.

  • Les problèmes de la condition féminine figurent aujourd'hui parmi les questions d'actualité et les sujets à la mode. C'était déjà le cas au XVIe siècle. La prodigieuse abondance des débats qu'ils suscitent dans la poésie, le roman, la nouvelle, les traités de médecine et de morale domestique, prouve leur importance dans la conscience contemporaine. Bien des écrits polémiques, qui exaltent ou rabaissent la femme, relèvent du jeu intellectuel, et le décalage est inévitable entre le réel et les représentations qu'en donne la littérature. Celles-ci n'en restent pas moins révélatrices de la mentalité d'une époque. L'esprit novateur du premier siècle moderne, qui vit tant de remises en cause, a-t-il entraîné une mutation dans la conception et dans la condition de la femme ? Les figures les plus significatives qu'en propose l'imaginaire poétique, romanesque ou didactique répondront d'elles-mêmes. L'égalité des sexes, à la Renaissance, demeure un paradoxe. Les voix masculines ont été longtemps les seules à se faire entendre en littérature. Celles des femmes, au XVIe siècle, commencent à s'élever en contrepoint à celles des hommes. Nous les écouterons alternativement.

  • A la jonction de la linguistique et de l'histoire, l'ouvrage examine l'ensemble des faits de civilisation entre les origines du français et le début de la Renaissance.

  • Le texte rêve : manière de dire qu'un écrit littéraire vit une vie nocturne et que, de cette vie, nous pouvons entrevoir quelques fantômes. Manière de reconnaître qu'un lecteur attentif peut amener un tel écrit à raconter, dans une autre langue, ce qui se passe sur la scène obscure qu'on dit être celle de l'inconscient. Manière de suggérer que le critique peut éclaircir, un peu, la nuit, reprendre en écho la rumeur, afin que le public sache où porter ses pas, à quoi prêter l'oreille. Pour que lecture et écriture manifestent leur séduction, en donnant occasion à quelque vérité de se produire au jour, il faut qu'elles nous fassent rêver, il faut qu'elles nous incitent à rêvécrire, chacun pour son propre conte... À l'origine des amours de Tristan et Iseut, un acte manqué : l'absorption du philtre qui lie ceux que tout devait séparer. Ne révèle-t-il pas que le ratage est l'essence même de l'acte amoureux ? Dès lors, la lecture des différentes versions médiévales ne doit-elle pas dégager les modalités de l'impasse amoureuse (division féminine, blessure masculine) dont la description anticipe, avec une rigueur inégalée, ce qu'en dévoilera la psychanalyse ? Le ratage affecte aussi l'acte littéraire. Divisé par des versions en vers différentes ou contradictoires, le texte tristanien manque ou poursuit une impossible complétude dans le roman en prose. La littérature est une blessure qui ne cesse pas de se rouvrir, mais le sang de l'écriture ne laisse jamais advenir le signe ou le texte attendu. Comme l'amour, l'écriture ne serait-elle qu'un acte manqué ?

  • Dans le processus complexe qui a abouti, au XIIe siècle, aux premières formes romanesques de la littérature française, l'«Enéide» a joué un rôle essentiel. L'une des toutes premières mises en roman est née en effet de son adaptation. Mais d'une langue et d'une culture à l'autre se sont opérées d'importantes métamorphoses.

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