Biographie

  • Ailleurs

    Gérard Depardieu

    L'ailleurs : cette petite distance qu'il faut trouver pour rester profondément humain.Je suis parfois un innocent, parfois un monstre.
    Tout ce qui est entre les deux ne m'intéresse pas.
    Tout ce qui est entre les deux est corrompu.
    Seuls l'innocent et le monstre sont libres.
    Ils sont ailleurs.

  • Paula Modersohn-Becker voulait peindre et c'est tout. Elle était amie avec Rilke. Elle n'aimait pas tellement être mariée. Elle aimait le riz au lait, la compote de pommes, marcher dans la lande, Gauguin, Cézanne, les bains de mer, être nue au soleil, lire plutôt que gagner sa vie, et Paris. Elle voulait peut-être un enfant - sur ce point ses journaux et ses lettres sont ambigus. Elle a existé en vrai, de 1876 à 1907.

  • Le typographe de Whitechapel : comment Y. H. Brenner réinventa l'hébreu moderne Nouv.

    Il s'appelle Yossef Hayim Brenner. Il est né en 1881 à Novy Mlini, à la frontière entre la Russie et la Biélorussie. Il est avec Bialik et Agnon l'un des trois grands écrivains fondateurs de l'hébreu contemporain, et sans doute le plus audacieux. Sa vie est brève, il meurt assassiné, lors d'émeutes arabes à Jaffa en 1921, à l'âge de quarante ans. Il laisse derrière lui quelques volumes qui témoignent, en creux, dans l'espace de vingt ans, de la renaissance tumultueuse de l'hébreu moderne, entre la Russie, Londres, les États-Unis d'Amérique et la Palestine ottomane que les pionniers appelaient Eretz Israël.
    Dans une enquête intime, fiévreuse, littéraire, Rosie Pinhas-Delpuech traque les balbutiements de cette langue réinventée et dessine tout un rapport au monde, amoureux et inquiet.

  • Lorsqu'en février 1956 Romain Gary arrive à Los Angeles, le compagnon de la Libération n'a pas encore eu le Goncourt pour Les racines du ciel et n'a pas commencé à écrire La promesse de l'aube. Durant les quatre années où il exerce le poste de consul général de France dans la Cité des Anges se nouent tous les fils d'une histoire hollywoodienne qui va bouleverser à la fois l'homme et son oeuvre.
    Monsieur Romain Gary est le récit de la transformation d'un homme qui, par-delà ses multiples vies, cherche toujours à se réinventer. C'est aussi la fresque d'une époque intense sur laquelle souffle un grand vent de liberté.

  • Milan Kundera est l'un des écrivains les plus lus au monde ; il est aussi un disparu volontaire. À force de refuser toute apparition depuis trente-sept ans, il s'est effacé du réel. Le geste de la main d'Agnès au bord de la piscine, le sourire du chien Karénine, ses personnages restent gravés dans les mémoires ; lui est devenu un écrivain fantôme. Il a posé des scellés sur sa propre existence et ce siècle d'histoires qui s'enroule autour de la sienne.

    Depuis ses vingt ans, Ariane Chemin rêve de rencontrer l'auteur de La Plaisanterie. Partie sur ses traces, elle voyage d'Est en Ouest, de Prague à Rennes, de la Corse à Belle-Île-en-Mer, rencontre sa femme Vera, remonte le temps à ses côtés, croise des éditeurs et des cinéastes célèbres, une speakerine mystérieuse, des compositeurs et des pianistes assassinés, de vieux dissidents et des espions repentis, entend la poésie de Desnos et celle d'Apollinaire, toujours à la recherche de Milan Kundera. Elle lit la vie dans l'oeuvre et l'oeuvre dans la vie d'un romancier désormais écartelé entre deux patries - quelque part perdu dans la traduction.

  • Zweig aimait Freud ; Freud appréciait Zweig. L'auteur de «La Confusion des sentiments» lui rendit hommage en 1932 avec ce portrait saisissant qui célèbre la puissance de l'esprit.

  • Gustave Flaubert a posé sur son siècle un regard féroce ; il l'a pourfendu avec véhémence dans son oeuvre épistolaire et avec une ironie corrosive dans son oeuvre romanesque. Bourgeois et béotiens de tout ordre ; société du nombre ; révolution industrielle et culte de la vitesse ; standardisation du travail ; dégradation de la culture, il n'a qu'un cri contre tout ce que le modernisme exalte au mépris du Beau.

    Il ne faudrait pourtant pas réduire Flaubert à un renfrogné aigri, il n'est pas l'homme d'un seul registre. Vivant, chaleureux, aimant, bouffon parfois, sensible, il prodigue dans toutes ses relations des gestes et des paroles d'amitié et d'affection, dont George Sand, Tourgueniev, Louis Bouilhet, les Goncourt, l'impératrice Mathilde et tant d'autres ont pu goûter les agréments. Antimoderne fondateur du roman moderne, largement incompris de son vivant, c'est de manière posthume, au XXe siècle, que l'auteur de Madame Bovary est devenu l'un des plus grands romanciers français.

    Avec sensibilité et érudition, Michel Winock, qui connaît en profondeur l'oeuvre de Flaubert, a puisé dans ses écrits, ses lettres ou ses brouillons les plus beaux passages qui symbolisent son génie.

  • Elles sont trois sœurs : Madeleine, Denise et Simone Jacob, rescapées des camps de la mort. Madeleine, dite Milou, et Simone déportées avec leur mère Yvonne parce que juives à Auschwitz et à Bergen-Belsen ; Denise, à Ravensbrück. Rapatriées en mai 1945, Milou et Simone apprennent à Denise, déjà rentrée, que leur mère est morte d'épuisement. De leur père, André, et de leur frère Jean, elles espèrent des nouvelles. Déportés en Lituanie, ils ne reviendront jamais.
    Pour les sœurs Jacob, le retour est tragique. À la Libération, on fête les résistants, mais qui a envie d'écouter le récit des survivants ? Milou et Simone ne rencontrent qu'indifférence, incompréhension et gêne, alors elles se taisent. Mais, peu à peu, la vie reprend ses droits. Les jeunes femmes semblent heureuses quand, en 1952, Milou meurt dans un accident de voiture. Denise et Simone restent les deux seules survivantes d'une famille décimée. Plus que jamais inséparables.
    Dans ce récit poignant, Dominique Missika éclaire la jeunesse des filles Jacob, toutes trois si belles et si vaillantes, et raconte ce qui a souvent été tu : la difficulté de certains déportés à trouver une place dans la France de l'après-guerre. À partir de ses souvenirs personnels et d'archives inédites, l'auteure, qui a été proche de Simone Veil devenue une icône républicaine, et de Denise Vernay, combattante inlassable de la mémoire de la Résistance et de la déportation, dévoile ici un pan intime et méconnu de l'histoire de ces sœurs admirables.
    Dominique Missika est historienne. Elle a publié plusieurs ouvrages sur la France sous l'Occupation, dont L'Institutrice d'Izieu (Seuil, 2014).

  • L'homme qui avait raison : vie et destin de David Servan-Schreiber Nouv.

    La première biographie d'un homme attachant qui a révolutionné le rapport de millions de personnes à leur santé

    Né en 1961 à Paris, David Servan-Schreiber est éduqué par son père Jean-Jacques dans un but : changer le monde. Tandis que ses études de médecine aux États-Unis font de lui un brillant psychiatre et chercheur en neurosciences, on lui découvre, à tout juste trente ans, une tumeur très agressive au cerveau. Pris en charge rapidement, il rechute neuf ans plus tard. Alors directeur d'un centre de médecine alternative à Pittsburgh, il se plonge dans les recherches existantes pour déjouer les pronostics qui ne lui laissent que peu de temps à vivre. En s'appliquant à lui-même ses découvertes, il gagnera dix ans de plus. De cette expérience David tire deux livres :
    Guérir, puis
    Anticancer. En démontrant pour la première fois l'importance du mode de vie dans la lutte contre la dépression et le cancer, il donne aux malades la possibilité de devenir acteurs de leur guérison. Son immense succès international en fait la star des médias et la bête noire des médecins traditionnels. Mais en 2010, c'est le " Big one ", la récidive dont on ne guérit pas. Il meurt en juillet 2011 après avoir fêté ses cinquante ans et offert un dernier livre,
    On peut se dire au revoir plusieurs fois.

    Hélène Mathieu dresse l'émouvant portrait de cet homme au destin hors du commun : une famille française mythique, les Servan-Schreiber ; une personnalité attachante, ouverte sur le monde ; une vie sentimentale complexe ; un esprit visionnaire.

    Car, comme en témoigne le docteur Thierry Bouillet, cancérologue, dans une postface à cet ouvrage : " Beaucoup de chercheurs ont apporté leur pierre au changement de comportement face au cancer, David a posé le socle. "

  • Odette du Puigaudeau fut d'abord dessinatrice au Collège de France et styliste chez Lanvin. Puis elle participa à des campagnes sur des thoniers bretons et devint journaliste, jusqu'au grand départ de janvier 1934, quand elle se lança avec son amie Marion Sénones "pieds nus à travers la Mauritanie". Ce voyage fut une révélation : Odette consacra dès lors sa vie au Sahara occidental, vie d'aventures au temps des derniers rezzous, puis vie scientifique et littéraire tournée vers le peuple maure. Monique Vérité, conservateur à la Bibliothèque nationale de France, a fait la connaissance de cette grande dame à Rabat.

  • Et si James Bond avait réellement existé ? Pour la première fois, Guillaume Évin, journaliste et spécialiste de l'agent 007, nous offre une biographie complète du " héros au tuxedo ". LA BIOGRAPHIE DU PLUS CÉLÈBRE AGENT SECRET On connaît son nom. On connaît son numéro. Mais connaît-on l'homme qui se cache derrière l'espion de Sa Majesté ? Que sait-on vraiment du personnage né de l'imagination foisonnante d'un dandy anglais misogyne nommé Ian Fleming ?
    007 aime les petits déjeuners copieux, regrette d'avoir dû abandonner son Beretta .25, pense que la femme idéale sait faire l'amour aussi bien que la béarnaise, déplore devoir tuer dans l'exercice de ses fonctions... mais s'en accommode aisément pour l'Angleterre.
    Méfiant par nature, il ne se lie pas facilement, sauf quand sa mission l'exige. Méticuleux, parfois cynique, il se montre professionnel en toutes circonstances. Non seulement l'un des meilleurs éléments du MI6, mais l'un des plus dévoués.
    S'appuyant sur les douze romans et deux recueils de nouvelles d'Ian Fleming, Guillaume Evin rouvre le " dossier 007 " et nous offre la première biographie - non autorisée - du héros au tuxedo. Une personnalité complexe, vulnérable et attachante, à qui bien des hommes rêvent de ressembler... et que bien des femmes rêvent de séduire.

  • Il n'a cessé d'affoler les imaginations avec ses prophéties sur l'avenir et les malheurs de l'humanité. Ses prédictions se sont prêtées à toutes les interprétations au gré des chaos de l'histoire. Qui est Michel de Nostredame (1503-1566), réinventé en "Nostradamus", le devin-astrologue provençal, objet d'idolâtrie ou d'exécration ? La légende a fini par voiler sa voix et sa figure.
    Cette biographie passe au crible la masse des écrits et des dires attachés à ce personnage énigmatique. À la faveur de documents récemment exhumés, elle révèle ses traits inédits, en restituant ses passions, ses emportements, ses croyances religieuses et son savoir éclectique, au confluent du platonisme, de l'occultisme, du judaïsme, du christianisme et de l'alchimie. Elle revient sur ses curieuses entrevues avec Henri II, Charles IX et Catherine de Médicis, magnifiées ensuite pour la postérité. Elle suit ses tribulations d'apothicaire, à la recherche de recettes secrètes et de philtres magiques. Elle évoque le médecin dans son combat contre la peste comme dans ses relations complexes avec les tenants de la médecine officielle et les astrologues patentés. Elle raconte ses succès et ses déboires d'interprète des astres et des prodiges, avec ses almanachs et pronostications aux tirages faramineux, et avec son commerce d'horoscopes recherché à travers l'Europe. Autant de prédictions qui inquiétaient dans une époque de grandes violences.
    Entre les impostures qu'on lui attribue et le génie visionnaire qu'on lui prête, ce livre fait apparaître la vérité d'un homme qui n'a pas fini de subjuguer les esprits.

  • 1914. Mobilisation générale. La France est en guerre. Le Polonais Apollinaire fait sa demande de naturalisation pour s'engager auprès des soldats français. L'offensive allemande menace Paris et en attendant l'issue de ses démarches administratives, Apollinaire part pour Nice où résident plusieurs de ses amis. Là, il fait la connaissance d'une jeune femme qui, dès l'abord, le fascine. Elle s'appelle Louise de Coligny-Châtillon. Pour lui, elle sera Lou. Dès lors, de Nice où ils se sont rencontrés, puis de Nîmes où il a rejoint le 38e régiment d'artillerie et enfin du front où il s'est porté volontaire, Apollinaire se lance dans une folle correspondance. Ces lettres témoignent de son amour pour Lou. Un amour passionné et fulgurant.

    Gérard Desarthe donne vie à cette magnifique correspondance. Avec une force et une énergie captivantes, il retranscrit avec justesse et émotion le caractère entier d'Apollinaire, passant de la confiance et de l'enthousiasme à l'abattement total. Instants magiques et troublants. Gérard Desarthe est Apollinaire !

  • "[...] l'âme humaine n'a pas encore montré tout ce qu'elle peut être ; toutes ses façons possibles de penser et de sentir ne sont pas épuisées."
    Marivaux (1688-1763), auteur prolifique aux multiples facettes, occupe une place singulière dans l'histoire littéraire française. Très grand auteur de théâtre (mais aussi romancier et journaliste), il a réinventé la comédie avec des pièces qui, plus de trois siècles plus tard, nous séduisent encore par leur modernité. L'Île des esclaves et Le Jeu de l'amour et du hasard, composées pour la Comédie-Italienne, font partie des chefs-d'oeuvre qu'il nous a légués. Ses personnages, inoubliables, sont entrés dans l'imaginaire collectif. Surtout, personne n'a su analyser les rouages du sentiment amoureux mieux que lui. Mais malgré ses succès, Marivaux fut beaucoup moqué par ses pairs en raison de son style inhabituel, manquant de naturel - le fameux marivaudage. Cela ne l'empêcha pas d'être élu à l'Académie française... contre Voltaire !

  • De l'ardeur reconstitue le portrait de Razan Zaitouneh, figure de la dissidence syrienne enlevée en décembre 2013, avec trois de ses compagnons de lutte - et à travers elle, le puzzle éclaté de la révolution en Syrie, et du crime permanent qu'est devenu ce pays. C'est le récit d'une enquête et d'une obsession intime, le partage d'un vertige. Une porte d'entrée sur une réalité que l'immédiateté de la tragédie tient paradoxalement à distance. Un questionnement sur l'engagement et sur l'importance du langage. Un texte urgent, nécessaire, d'une justesse et d'une éthique proprement bouleversantes.
     

  • "Femme, réveille-toi !"
    Comment faire entendre sa voix en ce XVIIIe siècle qui grouille de paroles alors que grandit le silence divin ? Quel langage trouver pour avoir le sentiment d'être soi ? Comment exister à ce moment où la politique devient un théâtre de l'idéal mais aussi de la cruauté ? Comment, en somme, faire en sorte que "si la femme a le droit de monter sur l'échafaud", elle puisse aussi avoir le droit de "monter à la tribune" ? Voici quelques-unes des questions auxquelles tente de répondre cette biographie de Marie Gouze, dite Olympe de Gouges (1748-1793), auteur d'une oeuvre essentielle comprenant pièces de théâtre et écrits politiques, dont la célèbre Déclaration des droits de la femme et de la citoyenne.

  • Lorsque l'histoire d'amour entre le prince Harry et Meghan Markle a débuté, elle a tout de suite captivé la presse du monde entier. De leurs fiançailles à la naissance de leur fils, de leur mariage troublé par le père de Meghan, à la traque incessante des paparazzi, ils n'ont cessé de faire les gros titres. Et lorsqu'ils ont annoncé qu'ils quittaient la famille royale, beaucoup se sont demandé ce qu'il y avait derrière cette décision. Pour la toute première fois, un livre dévoile ce qui n'avait jamais été raconté, grâce aux accès uniques d'Omid Scobie et Carolyn Durand. Ils ont suivi le jeune couple et leurs intimes, et dressent d'eux un portrait vivant, nourri d'anecdotes inédites et de scoops. Ils rétablissent aussi la vérité sur leur ambition éclairent leur choix, et défont certaines rumeurs. Le livre est le portrait, vu des coulisses, de deux personnes libres, qui n'ont pas peur de rompre avec la tradition, et veulent consacrer leur temps aux causes humanitaires.

  • "Je me suis trouvé un jour au théâtre, dans une salle, puis sur la scène : je m'en étonne encore moi-même. Cet étonnement ne me gêne pas, il me plaît et me satisfait. Le plus estimable, le plus heureux dans la vie est de s'étonner."
    Louis Jouvet (1887-1951) se tourne vers le théâtre autour de ses vingt ans, jouant des mélodrames ou de petits rôles avant de rencontrer Jacques Copeau, qui en fait son plus proche collaborateur au Vieux-Colombier. Ensuite, à la Comédie des Champs-Élysées puis à l'Athénée, il montera Jules Romains, Marcel Achard, Jean Cocteau et surtout Jean Giraudoux, développant une remarquable science de la mise en scène, qu'il mettra aussi au service de Molière. Professeur au Conservatoire, il se passionnera pour l'enseignement et la réflexion sur son métier.
    Enfin, au cinéma, il jouera dans une trentaine de films, dont plusieurs deviendront des classiques : Knock, La Kermesse héroïque, Drôle de drame, Hôtel du Nord, Entrée des artistes, Quai des Orfèvres.
    C'est donc le récit d'une aventure artistique exceptionnelle que nous propose cette biographie.

  • " Votre vie peut être belle si vous choisissez de la rendre belle. C'est vous qui décidez. "
    Le jeune Eddie Jaku est allemand, et juif. Il est heureux et très fier de son pays. Tout change quand il est brutalement arrêté et déporté dans un camp de concentration, en 1938. Au cours des sept années qui suivent, il est confronté chaque jour aux pires horreurs, d'abord à Buchenwald, puis à Auschwitz, et enfin lors des terribles " marches de la mort ".
    Cet enfer le prive de sa famille, de ses amis, mais aussi de son pays - puisqu'il a juré de ne plus jamais remettre les pieds en Allemagne.
    À cent ans, Eddie souhaite partager avec les jeunes générations les enseignements qu'il a tirés de cette épreuve : l'importance de la gratitude, de la tolérance et de la gentillesse. Il souhaite aussi rendre hommage à ceux qu'il a perdus.
    Parce qu'il a survécu et malgré les souffrances endurées, Eddie a décidé de sourire tous les jours. Il est profondément convaincu d'être l'homme le plus heureux du monde.

  • Le destin extraordinaire de Lady Anne Glenconner, dame d'honneur de la princesse Margaret.Bien qu'elle soit l'aînée du richissime cinquième comte de Leicester, Lady Anne Glenconner est une femme et donc une " terrible déception ". Elle n'héritera ni du domaine ancestral ni de la fortune familiale. Ainsi débute la vie riche en contrastes de cette aristocrate, intime de la famille royale, qui oscille entre tragédie et comédie.
    Lady Anne raconte les missions diplomatiques aux quatre coins du monde, aux côtés de la princesse Margaret. Elle décrit les fêtes somptueuses et décadentes sur l'île Moustique, propriété de son époux, refuge de la princesse fuyant les paparazzis et paradis pour célébrités comme David Bowie ou Mick Jagger ; mais aussi l'annulation de ses premières fiançailles due à son " mauvais sang " et son mariage tumultueux avec le fantasque Lord Glenconner...
    Avec humour, finesse et sincérité, Lady Anne partage ses souvenirs dans ce récit intime et pétillant qui se lit comme un roman délicieusement
    british.

  • C'est au chevet d'un Marcel Proust mourant que s'affirme la vocation littéraire de Paul Morand ; et c'est dans le vacarme d'une modernité incarnée par Jean Cocteau qu'elle va s'épanouir. Ce rejeton de la bourgeoisie parisienne, éclairée, artiste, aura connu les astres de la bohème comme de l'élite républicaine ; deux mondes étanches qui vont former sa personnalité et dessiner sa double carrière de diplomate et d'écrivain.
    D'emblée, dans ses nouvelles et ses romans, Morand épouse les prouesses de son siècle en rompant avec un monde englouti à jamais par la Guerre. Il roule vite, il vole loin. La Terre a rétréci et il le fait savoir. L'écrivain au style étincelant, classique mais si reconnaissable, fait découvrir aux Français la magie de l'ailleurs. Sous de fausses allures de dilettante, cet amateur de sport et de jolies femmes trouve le temps d'écrire une oeuvre très ample qui ne s'arrêtera qu'à sa mort.
    S'il n'a jamais été fâché avec la géographie, Morand l'aura parfois été avec l'histoire. En 1940, il choisit Vichy alors qu'il est en poste à Londres. Sa proximité avec les rouages de la Collaboration et sa fidélité indéfectible à Pierre Laval lui vaudront, la guerre finie, des années d'opprobre, d'exil et de solitude, Cest à travers ses publications posthumes qu'apparaît au grand jour un antisémitisme longtemps occulté. La lecture d'archives jusqu'ici inaccessibles, journaux intimes, correspondances inédites, a permis à l'auteur de cette biographie, la première depuis un quart de siècle, de signer le portrait d'un Morand à tant d'égards méconnu. Cette existence, faite de trajectoires superposées, trouve enfin ses ressorts et sa vérité.
    Prix Goncourt de la Biographie 2021

  • Jours anciens

    Michel Winock

    "En avançant dans notre obscur voyage", comme dit le vers de Lamartine, le temps transforme nos paysages familiers, si bien qu'à la longue on finit par se demander ce qui reste de nos jours anciens. Le vent des années siffle sur nos vies. Tout change, tout se métamorphose et nos souvenirs en miettes deviennent les traces d'un autre monde. C'est cet écart entre aujourd'hui et le monde d'hier que j'ai voulu franchir.
    Ce livre s'ouvre sur une époque quasi oubliée, comme un village submergé par la construction d'un barrage. Je ne relate pas mes jeunes années dans l'illusion d'un paradis perdu. Je ne veux donner ici ni à admirer un autrefois qui n'est plus ni à en réprouver les travers.
    J'invite simplement à la découverte d'un passé disparu mais qui nous parle encore.
    Le temps de mon enfance et de mon adolescence c'est celui de l'après-guerre et de la IVe République, les années précédant tout juste les "Trente Glorieuses". Des fils qui traversent ce récit on pourrait retenir la méritocratie scolaire et le rayonnement de l'héritage républicain, des moeurs surannées, la prégnance encore de la religion, l'optimisme et l'énergie d'une génération issue de la Seconde Guerre mondiale et, pour moi, une précoce passion politique.
    Sans vouloir rien démontrer, j'ai raclé mon violon sur mes photos sépia.
    Michel Winock

  • "Je me demande si je dois parler des choses dont je ne me souviens pas comme de celles dont je me souviens."
    Que savons-nous de Gertrude Stein (1874-1946) ? Qu'elle fut poétesse, écrivaine, dramaturge, féministe. Qu'elle passa la plus grande partie de sa vie en France et mourut à l'hôpital américain de Neuilly. Qu'elle reçut dans son appartement du 27 rue de Fleurus, à Paris, en compagnie d'Alice B. Toklas, tout le gotha de la littérature et de l'art contemporain, de Picasso à Hemingway, d'Ezra Pound à Fitzgerald, permettant entre autres l'éclosion du cubisme. On la dit excentrique, mystificatrice, tyrannique, on fit même d'elle une « Mère l'Oye de Montparnasse ». Raymond Queneau aimait à répéter qu'essayer de la comprendre n'était pas chose aisée, ajoutant : « La traduire encore moins, la présenter bien moins encore. » Philippe Blanchon la restitue à sa juste place : celle d'un écrivain unique impliqué avec énergie dans son siècle.

  • Une plongée dans la contre-culture des années 1970 et 1980, sur les traces de l'un de leurs personnages les plus emblématiques." C'est l'histoire d'un homme qui a passé plus de temps à se cacher qu'à se montrer. Orchestrant soigneusement ses retraites comme ses retours, il a visé la présence par l'éclipse, la postérité par l'absence, la reconnaissance par l'oubli. " Cet homme, c'est Yves Adrien, dandy, rock critic, écrivain visionnaire et esthète inclassable qui aura marqué la vie parisienne des années 1970-1980. Avec ses articles incandescents, il a initié la France au punk, à la new wave et à la techno, contribué à l'émergence de la génération des " jeunes gens mdernes " (Étienne Daho, Lio, Marquis de Sade, Daniel Darc...). Avant de s'évaporer. Puis de reparaître. Puis de s'évanouir de nouveau. Jusqu'à prétendre être mort. Ou devenu un fantôme. Alors quand un étrange personnage du nom d'Ott vient proposer au journaliste Marc Sandre de lui consacrer un livre pour dissiper le mystère, celui-ci n'hésite pas longtemps.
    Cedric Bru signe ici un texte où la biographie de l'écrivain culte est savamment mélangée à une fiction tout imprégnée du style inimitable d'Yves Adrien. Cedric Bru vit à Paris. Il est journaliste et critique littéraire. Il a travaillé, entre autres, pour Rock & Folk, et anime depuis 2005 le site Les Obsédés Textuels.

empty