France

  • L'amour. C'est un rêve, un souci, un désir, un compagnon sur le chemin de nos vies. Nous ne pouvons pas nous empêcher de l'interroger, de le bénir, de le maudire. Paradoxalement, même quand nous le fuyons, nous ne cessons de l'espérer. Pourrions-nous vivre sans lui, sans ses tempêtes, ses refuges, ses cavalcades ?  À explorer sans repos les mille chemins de l'espérance humaine, les contes, au fil des âges, ont appris la musique de ce coeur du monde qu'est l'amour. Henri Gougaud, l'un de nos plus grands conteurs, nous en propose soixante-quinze, pour nous éclairer, nous amuser, et cheminer avec nous dans le jeu le plus mystérieux du monde : le jeu de l'amour et du hasard.
    « Je sais, pour les avoir fréquentés toute ma vie, que les contes sont des êtres attentifs et bienveillants. Ils répondent toujours à nos questions, pour peu qu'ils soient interrogés avec cette innocence dont ils sont eux-mêmes pétris. »Henri Gougaud

  • Le quotidien d'une petite paroisse rurale bretonne imaginaire à travers le destin de trois familles, au XIX e siècle. Par l'auteur de Fils de ploucs.
    " L'histoire est un roman qui a été ; le roman est de l'histoire qui aurait pu être ", disaient
    les Goncourt. Ici, il s'agit de la restitution d'un monde réel : la vie d'une petite paroisse rurale
    du Finistère de 1829 à 1871, à travers les destins croisés de trois familles - Jézéquel, Santec et
    Guidou. Alliances, amours contrariées, travaux des champs jalonnent un quotidien à la fois
    chaleureux et laborieux. L'auteur décrit aussi les relations souvent tendues entre prêtres, maires
    et instituteurs, l'évolution des méthodes de travail ou des rapports entre générations. Mais
    aussi les superstitions... Comme la peur de l'Ankou, personnification effrayante de la Mort,
    et croyance toute bretonne.
    Une vengeance de l'Ankou, ouvrage rigoureux et documenté, enrichi d'expressions typiques
    utilisées en Bretagne jusqu'à une date récente, dépeint parfaitement ce pays et ses habitants au
    XIXe siècle.

  • D'Abeille à Vrillette, un ouvrage encyclopédique sur les croyances et superstitions en France, par la meilleure spécialiste du sujet.De tout temps, croyances et superstitions ont expliqué les mystères du monde. Elles reposent sur la certitude que des forces supérieures et surnaturelles régissent la vie sur terre, qu'il est possible de les comprendre (présages, divination), de s'en protéger, voire de les modifier (rites, médecine magique) et de les provoquer (sorcellerie). Dans une France largement rurale, le peuple s'entoure d'un ensemble de rites et de croyances, parfois très localisés, qui accompagnent les grands passages de l'existence (naissance, mariage, mort...), les phénomènes naturels (météorologie, maladies...), les moments-clés de l'année (saisons, solstices, fêtes religieuses ou d'origine païenne...), tout un corpus magique largement remodelé par l'Eglise au cours du Moyen Age.
    Fruit d'une vie de recherches, le
    Dictionnaire de la France mystérieuse rassemble et synthétise la somme des connaissances, à l'origine souvent obscure, que les folkloristes du XIXe siècle ont collectées dans les campagnes françaises.
    Deux types d'entrées :
    o Le support de la croyance : objet, plante, animal, phénomène naturel (vent, orage...)
    o Les thèmes et événements : grands moments de l'existence, de l'année, et les sujets de croyance collective (démons, sorcellerie...)
    Chaque article traite la croyance ou la superstition selon les caractéristiques régionales et intègre récits et témoignages. Une centaine de gravures anciennes illustrent le propos en apportant des informations complémentaires.
    A paraître en mai 2017, du même auteur, le
    Dictionnaire de la France merveilleuse viendra compléter cette somme en traitant, sous la même forme, du surnaturel, des êtres fantastiques, des hantises et des lieux enchantés.

  • Un loup rôde dans les forêts du haut Beaujolais. C'est ce que croit un vieux paysan, bientôt rejoint par une belle artiste peintre et un jeune gendarme amoureux. Mais cette perspective n'est pas du goût des chasseurs, des éleveurs et des élus locaux dont les projets sont contrariés par la présence inquiétante de la Bête... On la traque quand d'autres essaient de la protéger !

  • Après les croyances et superstitions du Dictionnaire de la France mystérieuse, voici ce qui les incarne : les êtres fantastiques (fées, lutins, dragons...), les hantises (spectres, revenants) et les lieux enchantés.Après le
    Dictionnaire de la France mystérieuse, paru en octobre 2016, qui traite des croyances et superstitions, voici son complément indispensable, qui recense les êtres fantastiques (fées, dragons, lutins...) auxquels nos ancêtres croyaient et qui ont nourri notre folklore de contes et de légendes, mais aussi les hantises (spectres, revenants...) et les lieux enchantés (ponts, fontaines, menhirs...).
    Si ce corpus merveilleux couvre l'ensemble du territoire, les particularités régionales sont importantes : on trouvera donc un article générique
    Fée, mais autant d'articles selon leur dénomination et caractéristiques régionales : Fade, Fayette, Beuffenie, Blanquette, Dame verte, Lamigna, Margot-la-Fée...

  • Comment Amancay réussira-t-elle à sauver Wayra, son bien-aimé ? Que découvrira Yupanqui, le pauvre villageois, dans les ruines de Pichka Marka ? Qui s'occupe de la hutte et des repas d'un jeune berger, un esprit ou une jeune femme ? Comment, grâce à Kusi, la montagne se couvrit-elle de beaux épis de maïs ? Qui vit dans les eaux profondes et limpides du lac Huacracocha ? Quel mal mystérieux ronge Juanito ? Ce recueil où le merveilleux et le réel s'entremêlent vous éclairera !

  • Entre humour et sagesse, fables et contes à découvrir du grand Jean Anglade.Ce recueil regroupe quinze nouvelles d'Auvergne et d'ailleurs, qui sont autant de portraits croqués, de saynètes savoureuses, où se révèle tout l'art du conteur loué par Alexandre Vialatte: "Jean Anglade a le génie de la belle histoire."
    Et aussi des fables pleines d'humour et de sagesse où l'esprit et la plume de Jean Anglade racontent à ses contemporains, à la manière de Jean de La Fontaine.
    Les mots simples et vrais d'un éternel porteur d'histoires.

  • Une caisse duplicatrice contre laquelle le guide se heurte chaque jour ;
    Des bouteilles de vin immergées dans un « bainmarie » pour que les acheteurs puissent boire dès le lendemain matin leur vin tiède à souhait ;
    Des boîtes de conserve sur des étagères ;
    Des cloches de verre sous lesquelles vivaient de grosses mouches encore ailées ;
    Bienvenue chez les Korrigans, ces petits êtres pleins de mystères ! Partagez leur quotidien au coeur de la nuit et vivez avec eux l'amour, la vérité et l'acceptation de soi !

    Stéphane Thoumelin est né en 1969 à Hennebont (Bretagne). Après des études à l'École des Beaux-Arts dans les années 1988-1989, il se passionne pour la musique Hard-rock, le surréalisme pictural et la littérature.

  • Avec les Contes du tord-boyaux, l'auteur nous invite dans son univers singulier, où de mystérieux liens se tissent entre les personnages. Humour ou sens caché? A vous d'en juger... mais si vous cherchez la route de Maucorbel, ne comptez pas trop sur votre GPS...

  • C'est le printemps et il est temps pour Ninette de quitter le nid et de vivre sa vie dans le monde des souris. Mais elle ne sait où aller ni quel métier choisir. La voilà seule, que fera-t-elle ?

  • Il était une fois...
    Ainsi commencent les histoires qui accompagnent les enfants. Conciliabule au pays des contes est très original : il a la particularité de permettre au lecteur de pouvoir passer à l'écriture à la fin de chaque conte, où il est invité à inventer « la chute ». Il était une fois un conte qui souhaitait qu'on lui fasse découvrir comment il se terminait, alors il offrit à chacun de ses lecteurs une belle page blanche pour qui voudrait...

  • Éloïse Mozzani nous offre une plongée inédite au coeur de nos régions françaises, à la découverte des légendes et mystères qui ont modelé leur identité. Le mot " légende " vient de " ce qui doit être lu ", en référence à la vie et aux faits des saints que l'on lisait jadis lors des offices religieux. Les premières légendes remontent à l'époque de l'évangélisation de la Gaule, lorsque les hommes d'Église tentent de détourner le peuple du paganisme et de le convertir à la nouvelle foi. Ils multiplient les récits de saints qui accomplissent des miracles pour prouver la vérité de leur religion. Au cours des siècles, leurs prodiges - traces laissées sur un rocher, fontaines devenues sacrées par leur jaillissement magique, pierres levées, ruines ou encore ponts édifiés en une nuit - marquent durablement le territoire français. Ces légendes sont peuplées de fées, dames blanches, lutins, lavandières nocturnes, géants (dont le fameux Gargantua popularisé par Rabelais) ou animaux surnaturels qui hantent grottes, cavernes, sources, bois ou mégalithes. Cet ouvrage, qui explore notre mémoire collective la plus ancienne, poursuit l'oeuvre des folkloristes du XIXe siècle qui ont collecté et mis par écrit les légendes longtemps transmises oralement. Il met en lumière des lieux mythiques et parfois oubliés dont le seul nom, enchanteur et poétique - la Pierre qui Vire, la Grotte aux Fées, le Bois des Dames, le Pas de Saint-Martin... -, continue de nous faire rêver.

  • On connaît généralement Vierzon grâce à la chanson de Jacques Brel mais que sait-on réellement de cette vieille cité nichée au coeur de la France, entre Sologne et Berry ? Où se cache la vérité : entre les bras voluptueux des filles du Cher ou les manigances de leur ennemi et ses descendants ? Peut-être la découvrirez-vous en compagnie des prêtresses d'Avara, une célèbre reine de France, d'un maître de forges au destin tourmenté...Oserez-vous franchir la mystérieuse Porte des eaux ? Au fil des pages, en compagnie de personnages hauts en couleur, parcourez les siècles, entre rêve et réalité, de l'Antiquité à nos jours.

  • D'où vient la si belle couleur écarlate ? Comment Ameline échappera-t-elle au Diable ? Mais quel pouvoir a ce collier offert un soir à la belle Maheu par un mystérieux inconnu ? Qui a volé la fourchette de Dame Bertrade ? Des contes endiablés, poétiques, facétieux, parfois cruels, qui vous entraîneront dans le Paris du Moyen-Âge, de la cathédrale Notre-Dame à l'église Saint-Merri en passant par la porte du Temple...

  • Sous le règne de Louis XV, de 1764 à 1767, une créature monstrueuse sème la terreur dans le Gévaudan, tuant 52 personnes. Une bête, certes, mais que nul n'avait jamais vue. S'agit-il d'un loup ? D'un monstre ? Ou bien d'un homme ? Le mystère demeure...À Paris, au XIXe siècle, on dit voir une silhouette rôder dans les cimetières, s'acharner sur les morts - et surtout les mortes. Crimes de sorcellerie ou pervers sexuel ?En 1977, à Uruffe, commune de Lorraine, une femme est retrouvée calcinée dans son appartement, qui pourtant demeure intact. Comment est-ce possible ?La Bête du Gévaudan, les possédées de Loudun, le vampire de Montparnasse, les fantômes du Trianon et les combustions spontanées d'Uruffe : les faits ne sont pas toujours ce qu'ils paraissent être. Jean-Claude Bourret nous invite à un voyage à travers le temps - et à travers la raison - pour réexaminer des affaires encore mystérieuses qui demeurent à ce jour des énigmes scientifiques.

  • Amine est une goule - créature femelle aussi sensuelle que monstrueuse. Jusqu'ici captive d'un marabout proxénète aux confins du Mali, elle devient la propriété d'un homme d'État français amateur de « curiosités ».

  • Et l'HOMME envahit sa planète sans pour autant n'avoir jamais été en capacité d'expliquer ni ce qu'il y faisait et encore moins l'origine de sa création si ce n'est, pour une majorité d'Êtres humains, en répétant que c'est « normal » ou encore en s'inventant un conte tel que :
    Il était une fois un Univers parmi lequel habitait l'HOMME - Être dit « humain » - et ce conte se déroule sur plusieurs milliards d'années.
    Un conte, car bien que personne au monde ne sache rien de la naissance de notre Univers, les élites humains du moment n'ont cessé, depuis toujours, de formuler des théories plus ou moins vraisemblables mais que la peur de l'après la mort faisait admettre sans chercher à y trouver matière à redire.
    Pour le commun des mortels, incompréhension pour incompréhensible, fable pour mystère, autant « Croire » en une explication donnée par ceux qui disent détenir la « Connaissance » : Explication qui, de toute façon, reste, elle aussi, invérifiable mais possède au moins le mérite de fournir une « croyance » prenant valeur de dogme... - même si cette croyance est plus ou moins rassurante quant à la question de cet « après la mort » !
    C'est ainsi que l'enracinement dans la mémoire de chaque individu, souvent dès la plus petite enfance, est le final d'une transmission, de générations en générations, de croyances devenues des certitudes à force d'être formulées et reformulées, interprétées et réinterprétées avec l'introduction de variantes au fil des millénaires.
    La théorie du Big-bang est aussi une théorie parmi les autres : C'est une cosmogonie essentiellement rationaliste car exempte d'idéologie hormis celle d'exprimer ce qui est vérifiable actuellement quant aux savoirs scientifiques sur les débuts de notre Univers et de son évolution au cours de laquelle l'Homme a fait son apparition : un Homme qui ne cesse de s'étonner de son existence, de sa signification et donc cherche, et cherchera toujours, une réponse à ses questions.

  • Un naufrage programmé ? Privatine, la mule croulant sous les fardeaux, s'est effondrée sur la place du village. Le postier, le boulanger, le percepteur et autres métiers s'émeuvent. Le maire convoque experts et spécialistes dans la salle des fêtes. Aucun

  • Il n'a jamais fallu prier Maria Favier pour qu'elle se mette à raconter, devant un parterre d'amis, de touristes et d'oies, ses histoires toutes tressées d'un double fil : sa vie de paysanne et l'amour de la Bresse. Ces anecdotes, toujours hautes en couleur, risquaient de se perdre. Comme la ferme de Sougey, elles font aujourd'hui partie du patrimoine. Heureuse initiative donc que celle de Marthe Etcheverria et de Jean-Claude Marquis qui ont passé de longues heures à écouter Maria Favier donner libre cours à ses souvenirs. C'est ainsi qu'a pris forme ce recueil qui tient tout à la fois de l'album de famille et du document ethnographique. Avec ses scènes de la vie quotidienne, ses chants d'amour à la tradition, ses récits au lyrisme émouvant, cet ouvrage rend hommage à une forte personnalité qui aura marqué Montrevel, son canton et plus largement la Bresse dans laquelle Maria Favier reste profondément enracinée.

  • Ne vous êtes-vous jamais demandé comment l'Homme a-t-il bien pu inventer une boisson aussi complexe à préparer que le café ? Eh bien, c'était il y a près de huit mille ans, par une belle journée d'automne, et toute notre civilisation en découle.
    Difficile à croire ?
    En mettant de côté l'archéologie et l'histoire, en se concentrant sur l'imaginaire, le loufoque et la logique, c'est pourtant plus que probable !
    Une invitation au voyage vers cette époque lointaine, à travers une vision décalée et toute personnelle d'un moment oublié de notre histoire !


    Né en 1971 dans le sud-ouest de la France, Stéphane s'occupe du bien être de systèmes informatiques. Plus de deux décennies à leur susurrer de douces lignes de commandes et leur écrire de jolies documentations techniques sans le moindre retour d'affection. Aussi a-t-il décidé de s'adresser à ses congénères dans un nouveau style... tout en restant dans un univers bien à lui.

  • Des Celtes aux énigmatiques Monts de Blond, à Richard Coeur de Lion devant Châlus, de Gouffier de Lastours à Jérusalem et Achmet Pacha de Coussac-Bonneval à Constantinople, qui ont tissé les légendes de la Haute-Vienne.

  • Après l'immense succès du « Piosou », Marius Bailly raconte, avec la complicité de ses deux soeurs, la vie des filles à Saint-Étienne de l'avant 14 à l'avant 39. Une étude et une tranche de vie inoubliables, suivies de tableaux stéphanois disparus totalement de nos rues et de nos habitudes. Avec le Piosou, emblème de toute une ville, « La Jarjille » est l'album de famille des Stéphanois.

  • L'originalité du travail de M. Edouard Colin ne consiste pas à essayer d'ajouter quelque chose de nouveau à une abondante littérature. Elle consiste à la présenter de façon différente. Partant, en effet, des collectes qui ont été faites avant lui, il répartit les légendes et les récits traditionnels selon les localités où les événements relatés sont censés se passer. Il établit ainsi une sorte de dictionnaire légendaire des communes, comparable à une anthologie alphabétique de « blasons », ces proverbes, dictons, surnoms collectifs, attachés aux habitants de telle ou telle paroisse. Désormais, il sera loisible à tout promeneur d'accompagner ses découvertes touristiques de leur environnement culturel traditionnel.

  • Jehan Le Povremoyne - à l'état civil Ernest Eugène Coquin - né au Havre le 14 avril 1903 est décédé au Tréport, le 10 avril 1970. Il avait quitté Rouen, seul, au volant de sa voiture. Une dernière fois, il embrassa du haut des falaises l'horizon marin qu'il aimait tant. On retrouva son corps abîmé sur la grève. Il repose à Robertot, le village, dont il était le maire unanimement estimé, où l'avait élevé sa grand-mère paysanne, lui l'orphelin havrais, à l'ombre de l'église encore bourdonnante de ses incessantes prières. Peu d'écrivains auront plus que lui eu partie liée avec le terroir. Ce Havrais était un terrien. La connaissance du Latin et du Grec qu'il avait faite au Petit Séminaire - l'Institution Saint-Romain - n'avait en rien altéré son patois. Il le parlait avec saveur, sans déformation, naturellement, en vrai paysan. Cette particularité donnait à ses conférences un goût de pomme et d'herbe drue qui enchantait ses auditoires. Son univers ce fut la terre, le village. En 1924, son premier livre « Mon curé » lui permet d'affirmer son indéniable talent. Ce poète est un conteur. En firent foi successivement « Les dicts et joyeuses anciennes » en 1927, « Les joyeuses chroniques » pour le VIIe centenaire de Saint-François d'Assises ; ses premiers romans, « Les noces diaboliques », « Rose-Misère » ; ses Noëls illustrés par Albert Copieux, puis ce savoureux pèlerinage « Aux pieds des saints cauchois », que Pierre Le Trividic, à son tour, illustra. À citer aussi ce bouquet « Fleurs » édité chez Henri Defont Aîné, peu avant la seconde guerre mondiale. Mais le plus éloquent, le plus tendre, le plus sensible sans doute, des livres de Jehan Le Povremoyne, c'est « Ma grand-mère paysanne », paru en 1954. Journaliste, Jehan Le Povremoyne avait débuté au « Havre éclair », puis exercé au « Petit Havre » jusqu'à la guerre. À l'invasion allemande, il s'était retiré dans ses terres, à Robertot. En septembre 1944, à la libération, il se vit confier la responsabilité d'un nouveau journal au HAVRE. Mais Jehan Le Povremoyne n'était pas homme de tempête. Il était trop enraciné dans la terre pour avoir le pied marin. Sa direction ne dura qu'un jour... Il choisit alors de devenir Rouennais et entra dans l'équipe de Normandie, tout d'abord dirigée par Charles Vilain, puis par P.-R. Wolf. Il fut l'un des ténors de « Paris-Normandie » où ses chroniques agricoles signées « Maître Jean » étaient parole d'évangile pour les lecteurs ruraux. Jusqu'à son départ en retraite à 65 ans, il donna également de grands reportages. L'élection de René Coty à la présidence de la République lui inspira un magistral portrait de l'homme d'État normand. Poète d'une extrême grâce, au tour fleuri, gothique, marial, Jehan Le Povremoyne ne laissait jamais passer Noël sans en chanter le mystère. Roger Parment

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