Récit autre

  • Vite, des cabanes. Pas pour s'isoler, vivre de peu, ou tourner le dos à notre monde abîmé?; mais pour braver ce monde, l'habiter autrement : l'élargir.
    Marielle Macé les explore, les traverse, en invente à son tour. Cabanes élevées sur les ZAD, les places, les rives, cabanes de pratiques, de pensées, de poèmes. Cabanes bâties dans l'écoute renouvelée de la nature - des oiseaux qui tombent ou des eaux qui débordent -, dans l'élargissement résolu du « parlement des vivants », dans l'imagination d'autres façons de dire nous.

  • éparses

    Georges Didi-Huberman

    • Minuit
    • 6 Février 2020

    C'est le simple « récit-photo » d'un voyage dans les papiers du ghetto de Varsovie. La tentative pour porter, sur un corpus d'images inédites réunies clandestinement par Emanuel Ringelblum et ses camarades du groupe Oyneg Shabes entre 1939 et 1943, un premier regard.
    Images inséparables d'une archive qui compte quelque trente-cinq mille pages de récits, de statistiques, de témoignages, de poèmes, de chansons populaires, de devoirs d'enfants dans les écoles clandestines ou de lettres jetées depuis les wagons à bestiaux en route vers Treblinka... Archive du désastre, mais aussi de la survie et d'une forme très particulière de l'espérance, dans un enclos où chacun était dos au mur et où très peu échappèrent à la mort.
    Images de peu. Images éparses - comme tout ce qui constitue cette archive. Mais images à regarder chacune comme témoignage de la vie et de la mort quotidiennes dans le ghetto. Images sur lesquelles, jusque-là, on ne s'était pas penché. Elles reposent cependant la question du genre de savoir ou, même, du style que peut assumer, devant la nature éparse de tous ces documents, une écriture de l'histoire ouverte à l'inconsolante fragilité des images.

  • Abandon

    Joanna Pocock

    Traduit de l'anglais par Véronique Lessard et Marc Charron

    Résumé
    Alliant chronique, récit de soi et de la nature, Abandon raconte l'Amérique indomptée et ses paysages sauvages. À l'aube de la cinquantaine, Joanna Pocock quitte sa vie londonienne pour le Montana. Elle observe le territoire, découvre l'imaginaire frontalier de l'Ouest américain et ses extrêmes. Elle traverse les forêts et les montagnes, dialogue avec les rivières, les loups et les bisons, relate ses expériences : maternité, deuil, crise climatique, réensauvagement, écosexe... Consciente de ce que l'humanité perd dans sa relation avec la terre, elle se met à l'écoute de ces communautés qui disent la fragilité de ce que c'est que vivre. En restituant l'Amérique dans sa démesure, Abandonaide à respirer.

    Extrait
    Parfois, tout ce que nous pouvons faire, c'est nous abandonner à nos circonstances, à nos désirs et à nos peurs, à notre besoin d'évasion, à nos échecs, à notre douleur, à notre état sauvage intérieur, à notre domestication et, de ce fait même, à l'essence qui est au centre de notre être.

    Échos de presse
    Il a fallu une femme pour écrire ce livre. Une écriture qui dit : Je suis ici, à l'intérieur d'un corps, un corps qui change, en interaction avec le monde qui change.
    Irish Times

    Envoûtant et profondément émouvant, Abandon nous oblige à considérer notre place dans un monde qui a plus de passé que d'avenir.
    The Spectator

    Abandon est une contribution importante à la bibliothèque de la nature
    Chloe Aridjis

    L'auteure
    Née à Ottawa, Joanna Pocock vit à Londres, où elle enseigne la création littéraire. Abandon, son premier livre, est acclamé par la critique.

  • Blanche est l'histoire d'une femme qui découvre un jour qu'elle est blanche dans le regard des autres. Comme elle sait très bien qu'on ne saurait réduire un être humain à la couleur de sa peau, elle s'interroge. Que signifie être Blanche dans le monde tel qu'il va? Elle arpente l'univers des penseurs et artistes du monde noir. Elle écrit, hésitante et fragile, son chemin d'humanité.

    Point de vue de l'auteure
    Blanche est dédié à « toutes celles qui se reconnaitront ». Je crois que ce livre s'adresse d'abord aux femmes blanches, celles qui ont fait la même expérience que moi et ne savent pas que faire de cette chose qui leur est arrivée. J'aimerais que Blanche les aide à sortir de la culpabilité ou de l'empathie tapageuse où cette prise de conscience a pu les enfermer. Blanche s'adresse aussi à toutes celles et ceux (et ils.elles sont nombreux.ses) qui ne sont jamais posé la question de leur blancheur. J'aimerais les surprendre, leur faire découvrir un pan de l'expérience humaine dont ils ignorent tout (ce que ça fait de ne pas être blanc, ce que ça fait de vivre avec les autres quand on sait qu'on est blanc) et les inciter à s'interroger avec moi sur leur place dans le monde. Par extension, Blanche s'adresse à toutes celles et tous ceux que la question raciale intéresse, mais aussi à toutes celles et ceux qu'elle hérisse, puisque le livre aborde le sujet d'un point de vue blanc, mais sans intention défensive, et qu'il tente honnêtement, par le récit et par le dialogue, de contribuer au débat sur la possibilité d'un universel humain.

    L'auteure
    Catherine Blondeau vit à Nantes où elle dirige le théâtre Le Grand T. En 2019, elle a publié chez Mémoire d'encrier son premier roman Débutants.

  • Le meilleur ami des stars, Henry-Jean Servat, nous raconte ses anecdotes les plus folles en compagnie des célébrités de ce monde.Jamais il ne s'est couché de bonne heure. Ami de Liz, Brigitte, Gina, Soraya, d'altesses, d'actrices et d'autres, Henry-Jean Servat mène depuis trente ans la grande vie sur tous les continents.
    Il s'est ainsi retrouvé dans un palais de milliardaires à Marbella avec Zinedine Zidane, dans la piscine de Sylvester Stallone, aux fiançailles hollywoodiennes de Johnny Hallyday, dans la chambre secrète de Madonna, dans le corbillard du fils de Bruce Lee, dans la grotte de Lourdes avec Robert Hossein, en proconsul romain lançant la course de chars de Ben-Hur au Stade de France, dînant à Saint-Tropez entre Brigitte Bardot et Isabelle Adjani...
    Le récit de ses aventures au coeur de la vraie jet set restitue une époque de grâce et de drôlerie, de rosserie et d'élégance, qui ne cesse de fasciner les foules sentimentales.

  • Il est temps d'agir

    Carola Rackete

    On l'appelle " Capitaine Courage ".
    Carola Rackete a 32 ans. Le 29 juin 2019, aux commandes du Sea-Watch 3, elle a accosté à Lampedusa pour sauver 40 migrants en état de détresse à bord.
    Elle a bravé l'interdiction de débarquer, au nom de ses convictions. " Ce n'était pas un acte de violence, seulement de désobéissance. "
    Dans ce livre-manifeste, elle nous alerte sur le sort des réfugiés et l'état de notre planète. Il n'y a plus un instant à perdre pour construire un monde plus juste.
    À la suite de Greta Thunberg, elle incarne la génération du changement. " Quand, sinon maintenant, la chance se présentera-t-elle de changer le système ? " Allons-y.

  • Tisser

    Raharimanana

    L'art de tisser l'humanité

    Résumé
    Récit de l'auteur malgache Raharimanana qui entremêle légendes, mythes fondateurs et réalités contemporaines. Soucieux de restituer la mémoire trop souvent trahie par les récits, l'auteur revisite les luttes de libération, les formes de résistance et d'utopie. Il met en place une cosmogonie où tout se tisse dans une diversité de voix, de perspectives poétiques et politiques, rassemblant des formes singulières d'écriture et de transmission de la parole.

    Un enfant mort-né raconte la genèse du monde. Il fait appel aux mythes pour dire les dérives totalitaires et la quête de liberté. Fable contemporaine qui rétablit la relation entre les temps, passé et présent, les ancêtres et le monde contemporain, l'Esprit et le réel, le récit se donne à lire comme fibres à tisser l'humanité.

    Extrait
    Je vous viens d'un récit violent, de nombre de pays, d'un récit traversé et clivé par l'esclavage, la colonisation et la mondialisation. Vous qui vivez maintenant, vous qui me devinez là, en vous, semblant déjà familier car chuchotant en vos veines le tumulte des époques, celles passées, et celle dite actuelle - l'époque n'a aucun sens pour moi, l'actualité, le présent, moi qui serpente à travers les cours de la vie comme on serpente à travers les ruisseaux, la source est la finalité, la mer retourne dans les entrailles de la montagne, je confirme, une époque des idéaux mis à terre au profit des armes et de l'argent, sous le cynisme du monde qui se proclame développé, dans le rire des accapareurs de pouvoir qui se drapent de morgue et se proclament maîtres de la cité, maîtres de la Bourse, maîtres du culte ou de tout autre maillage collectif.

    Point de vue de l'auteur
    Tisser, c'est le récit de la vie. La vie faite de plusieurs fibres, chaque fibre ayant sa nature, sa force, mais unie à d'autres, forme le tout, le motif, le sens, la force, la délicatesse. Tisser, c'est se connaître comme fibre, et accepter de se lier à d'autres pour une existence plus vaste. Tisser pour moi, c'est avoir cette hauteur de vue, prendre soin de chaque fibre, chaque fil tout en se projetant sur le tissu à réaliser.

    L'auteur
    Raharimanana est né en 1967 à Antananarivo, Madagascar. Il y réside jusqu'à l'âge de 22 ans. Poète, romancier et homme de théâtre, il vit en France où il s'engage dans cette écriture de la mémoire qui met en récit légende et réalité.

  • « Dits d'insoumission afin de déboulonner assises et nations. »

    Résumé
    "Je veux écrire à marée basse."

    Rien du tout, c'est l'espace où tout s'effondre, la forme, le genre, l'être. S'ouvre le trou noir, auquel il faut revenir pour naître. Ces fragments frôlent l'extinction, débordent, fuient, rejoignent la chute, les limites. Se mêlent et se contaminent générations, itinéraires, désirs. Dits d'insoumission afin de déboulonner assises et nations. L'écrit revendique sa survie, irrécupérable, jusqu'à la fin.

    Extrait
    Écoute : je ne cherche pas à rétablir, à déterrer les preuves, je ne cherche pas à me refaire une histoire pour revenir à quelconque origine. Je chante les mémoires minées, une dislocation désirante, je chante le coeur effondré des étoiles, l'horizon absolu d'un trou noir qui défigure l'espace-temps, je chante l'orgasme et la dépossession. Les glaciers fondent, relâchent des bactéries millénaires. À marée basse, on découvre les corps des noyés. Je veux écrire à marée basse.

    Point de vue de l'auteure
    Ce livre marque un autre rapport au genre, à la forme, à l'écriture. Il y a quelque chose de beaucoup plus vulnérable, mais aussi de beaucoup plus risqué. Je ne me mesure pas à la certitude des formes. Je ne suis plus intéressée par les prothèses narratives, les personnages, les événements. Je veux retracer autre chose. Le mouvement d'effritement de la vie même. Je veux que mon écriture veille les nombreuses extinctions dont nous sommes témoins.

    L'auteure
    Née à Montréal, Olivia Tapiero fait partie des voix les plus assumées de sa génération. Écrivaine et traductrice, elle a publié chez Mémoire d'encrier en 2017 Phototaxie.

  • "En un périlleux acte d'équilibre, il m'a fallu trouver un moyen terme entre mon refus de n'être que le strass voulant frauduleusement imiter le diamant, et le désir de préserver "ce grain de faux qui est peut-être l'idéal d'une oeuvre"."
    On pénètre ici comme par effraction dans la bibliothèque intime de Gabrielle Wittkop où l'esprit des Lumières et du libertinage voisine avec le romantisme européen, ainsi que d'autres grands classiques et modernes admirés. Ces vingt pastiches font ressurgir certains motifs propres à son esthétique de la cruauté, dont le dernier, qui délivre un supplément inédit à son célèbre Nécrophile.

  • Comme je me sens fatiguée, usée et disgracieuse. Jamais je ne me suis trouvée aussi pitoyable. Je ne suis pourtant pas une vieillarde : pas même quinquagénaire ! Je sais que je ne devrais pas me mettre dans un état pareil. J'essaie de me raisonner, mais c'est plus fort que moi. J'avais pourtant fière allure, avec ma façade arrondie et mon parterre de roses grenat, sur lesquelles tous les passants se retournaient. J'étais toujours impeccable et pimpante. Maintenant, j'ai l'impression que ma vie est derrière moi, que je suis au bout du rouleau de mes ressources physiques et psychiques. Que vais-je devenir ? Tous ceux qui m'ont chérie sont partis. Quel triste sort ! J'ai si peur de l'avenir. Qui va vouloir de moi ? Au centre du récit : la maison des grands-parents paternels. Chargée d'objets, d'histoires, de souvenirs, elle est un personnage à part entière et n'hésite pas à prendre la parole. Entre elle et l'autre narratrice, unique petite-fille et dernier maillon vivant de cette branche familiale, s'amorcent un dialogue, un pas de deux et une transformation réciproque. Le récit, qui met aussi en scène une galerie d'humains et quelques chats, s'approche par instants de la frontière entre le monde des vivants et celui des disparus.

  • L'Italie est là, de l'autre côté du mont Blanc, dans ces petites aventures qui sont de grands moments que l'auteur fait vivre avec un talent tel qu'on finit par les faire nôtres.
    Préface de Dominique Potard

    Retrouvant ses racines au Petit Monde, le hameau valdôtain de son grand-père contrebandier, Vincent Jaccard a découvert qu'il n'était pas nécessaire de partir aux antipodes ou de risquer sa peau pour vivre en grand. Jeune garçon, il s'était rêvé en Bonatti ou en Moitessier, comme il arrive aux enfants qui ont de bonnes lectures. Entre-temps, la vie a passé et l'homme, lui, a conjugué toutes les aventures : chercher les truites en raquettes, les bouquetins et les myrtilles. Frôler le Cervin à skis.
    Méditer aux pieds des madones et des chapelles. Entrer dans la montagne en poussant la porte des bistrots et des refuges. Refaire le monde à l'hôtel Zerbion. Monter au Klein Matterhorn Paradise... Prendre enfin la plume pour graver dans la glace et le rocher ses plus beaux souvenirs de montagne, à la fois poétiques, drôles et généreux. Pour ne pas oublier, pour partager surtout, parce qu'il aime tout dans la montagne, sauf le solo. Et de démontrer avec talent que nous sommes tous des aventuriers.

  • Guillaume est un enfant fascinant. Autiste, il ne fait rien comme les autres et ça surprend car ses repères ne sont pas les nôtres. Il est dans sa tête comme il est dans notre coeur : de toutes ses forces. Et il y a son rire qui sonne clair. C'est comme une particule de lumière tombée sur la buée de ses yeux. Un drame, ici, va pourtant se jouer qui brisera le monde de ses parents. En eux, son envol. En eux, un geste retenu, un sol craquelé qui marquent un passage vers le coeur de l'enfant.

  • Qu'avons-nous fait des idéaux de liberté, d'égalité et de fraternité ? En avons-nous fini avec la République, la nation, la laïcité ? N'avons-nous plus le désir et l'amour de la France ? C'est de Finlande, où elle s'est exilée après la tuerie de Charlie H

  • Il y a eu ce bang qui révèle les symptômes d'une pathologie chronique, le Syndrome d'Ehlers-Danlos. Vingt ans après, l'auteure met sa plume au service d'un combat. Du diagnostic en passant par les répercussions journalières, les leviers, la mort, les impasses médicales, les perspectives..., à travers 29 boîtes, le voile se lève sur ces maux dont on ne meurt pas mais qui tuent un peu plus chaque jour. Psychologue et formatrice, l'auteur permet à d'autres de s'y reconnaître et aide les proches et les professionnels à comprendre autrement les maladies invisibles.

  • C'est l'histoire de vie d'une directrice de recherche au CNRS d'origine paysanne que rien ne prédisposait à faire une carrière universitaire. Il mêle une plongée dans la vie villageoise et familiale marquée par le poids des secrets de famille ; une quête identitaire après sept ans de pensionnat ; une immersion dans les rouages du CNRS et de l'université, révélés à l'occasion d'un harcèlement moral au travail ; une vie de couple atypique avec un époux « asperger » ; une pratique de l'altruisme envers des jeunes défavorisés aux identités culturelles très diverses : Dogon, Khmer, Arabe, Mapuche. Sa résilience est basée sur l'écriture, la peinture, la sculpture et la création d'une famille recomposée.

  • Il y a des rencontres qui ne trompent pas. Il y a des rencontres qui donnent sens à l'existence. Il y a des rencontres qui inspirent. Il y a celle entre deux frères, le jeune Claudio Monge et l'incontournable Roger de Taizé, au coeur du petit village oecu

  • "- Qu'est-ce que tu écris Maman ?
    - J'écris sur toi.
    - Pas partout sur moi.
    - Sur toi.
    - Sur mon cou ?"

    Au pays d'Alice raconte les quatre premières années d'une petite fille d'aujourd'hui. Une période, rarement décrite dans les livres, où rien n'est encore fixé, ni le langage ni la motricité.

    En s'exerçant à regarder le monde à la hauteur d'Alice, Gaëlle Bantegnie redécouvre les objets, gestes, paroles qui le peuplent et auxquels l'adulte s'est accoutumé. Une expérience aussi sérieuse que légère qui la rapproche de sa fille et la conduit à réexaminer notre rapport au quotidien.

    Après France 80, un premier roman très remarqué, et Voyage à Bayonne, Gaëlle Bantegnie poursuit son travail d'exploration des bouleversements invisibles de l'existence, qu'elle mène avec un sens aigu du détail.

  • Ce récit autobiographique est un message d'amour et d'espoir pour tous ceux dont l'identité est confuse ou pire, raillée. C'est une ode au pardon et à la fraternité nécessaires dans les temps aussi troublés par la ronde macabre des racistes, des fanatiques et autres obscurantistes effectuée, hélas quotidiennement, autour des dépouilles de justes. C'est une part de foi en l'humanité,... mieux, en notre humanité.

  • Avec Henri de Marsay, Balzac a créé le personnage le plus brillant et le plus mystérieux de la comédie humaine. On l'y rencontre dans près de trente récits, véritable hégémon qui domine la jeunesse de la Restauration, le coeur des femmes, puis la vie politique de la Monarchie de Juillet. Pourtant il est demeuré jusqu'ici une énigme, dérobant ses motifs et moyens dans les succès mêmes. En nous laissant ses carnets posthumes, il les éclaire enfin et trace le portrait d'un Don Juan politique qui effraie autant qu'il séduit ; d'un homme d'Etat dont la main ne tremble jamais et consigne, dans un recueil de maximes, les principes et secrets d'une grande ambition.

  • Labyrinthe algérien s'ouvre par une expérience personnelle de l'auteur, affecté comme enseignant en 1960 dans un village du Sersou algérien. Le récit invite à découvrir, à travers des récits, témoignages et textes rares, une Algérie méconnue, et des personnages tombés dans l'oubli : hardis corsaires de l'époque ottomane, femmes héroïques des Hautes-Plaines, seigneurs du Sud admirés ou humiliés par les officiers français, condamnés politiques et réfractaires français déportés dans les bagnes...

  • Trouble lié aux changements de paradigmes vécus par les principaux personnages de ce récit teinté de réalités africaines ; conscience trouble du fait de l'embarras qui saisit l'observateur des différentes scènes. Ce roman se veut un abécédaire des principales mutations sociales auxquelles fait face une jeunesse africaine quelque peu désorientée et désoeuvrée, tout en indiquant, en filigrane, des pistes de solution.

  • À travers le récit épique des séquences de sa vie, Samuel Eboua nous entraîne de Mbouroukou à Yaoundé, nous montrant ce que peut être une ascension du « village » vers la capitale avec toutes les exigences d'une éducation bien menée. À la lecture de l'ouvrage, vous découvrirez le portrait d'un jeune Camerounais que rien ne prédisposait à des fonctions de haut commis de l'État et d'homme politique de premier plan dans son pays.

  • Cet ouvrage n'est pas une biographie, car il n'a aucune prétention à couvrir le récit de toute une vie, ni même d'une partie de celle-ci. Ce ne sont pas non plus des « maximes ». Encore moins s'agit-il de préceptes philosophiques généralisant une expérience. Et pourtant, il s'agit de faits historiques, mais prélevés sur un certain domaine limité, les trente premières années d'une vie humaine, à l'intérieur d'un cadre : la vie intellectuelle du sujet, par le sujet lui-même. Il y sera question du milieu d'enfance, de la famille et du lycée, puis des études et des expériences offertes à l'adolescent par la vie et les associations de jeunes, brochant sur la formation intellectuelle supérieure, ouvrant sur la Résistance, la vie militante au milieu des premiers enseignements, l'adhésion au parti communiste, puis l'abandon de ce parti, pour construire une vie personnelle et une action bien réglée. Tout cela, rassemblé sous le regard d'un homme de quatre-vingt-treize ans, l'auteur, forme une unité qu'on a crue digne de l'attention du lecteur.

  • Dans le cadre du projet "Le livre au service de la lutte contre la Covid-19", l'Association Guinée culture et les éditions l'Harmattan Guinée, en soutien aux auteurs et à la création, ont lancé un appel à l'écriture de textes sur le coronavirus. Le comité a sélectionné quinze textes, qui constituent ce recueil édité sous la direction de Sansy Kaba Diakité et comprenant une préface du professeur Georges Alfred Ki-Zerbo, représentant de l'OMS en Guinée.

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