Biographies / Monographies

  • " Je ne suis passionné de rien mais j'aime tout ", a coutume de dire Philippe Etchebest, avant d'ajouter avec fougue : " Et tout ce que je fais, j'essaie de le faire bien. Je le fais avec coeur et beaucoup de sincérité. "
    Voilà comment ce fonceur perfectionniste et amoureux de la vie a intégré le cercle très fermé des chefs étoilés. Tout au long de son parcours, il a su trouver les ressorts pour aller de l'avant, se lancer de nouveaux défis et viser chaque fois un peu plus haut. Pour lui, les moteurs essentiels à la réussite - personnelle comme professionnelle - sont le plaisir, l'engagement et le partage. Revenant sur ses expériences, il distille, avec un sens de la formule bien à lui, conseils et encouragements pour que chacun, à son niveau, puisse booster son existence. Un propos inspirant qui donne envie de se dépasser !

  • Paul Bocuse (1926-2018), l'un des chefs français les plus respectés au monde, aura fait reconnaître la cuisine comme un art majeur. Un an après sa mort, cette biographie nourrie de témoignages retrace le parcours de Monsieur Paul avec ses traits de génie, ses tours de main, mais aussi ses travers.
    Paul Bocuse, le primat des gueules" Pour tous les cuisiniers, Paul Bocuse (1926-2018) était un saint patron, un parrain, un " chef ". Héritier d'Escoffier, de Fernand Point et de la Mère Brazier, il a fait de son nom un synonyme d'excellence, y compris auprès de ceux qui n'ont jamais cassé la croûte de sa soupe aux truffes ou savouré sa volaille de Bresse en vessie.En magnifiant l'art culinaire, il a transformé les cuisiniers, confinés dans leurs arrière-salles, en stars. À son savoir-faire incontesté, il a su ajouter le faire-savoir, avec un sens inné du marketing.D'un modeste hôtel-restaurant avec nappes en papier et couverts en inox, il a fait un trois étoiles qu'il a su conserver plus d'un demi-siècle, avant de créer les " Bocuse d'or ", Jeux olympiques de la cuisine, et de partir à la conquête du monde, de la Floride au Japon où il est devenu une icône. Un triomphe qui doit à son enracinement dans le terreau lyonnais et à un certain art de vivre.Pour raconter l'épopée du sauvageon des bords de Saône devenu " primat des gueules " et cuisinier du siècle, Robert Belleret a enquêté auprès des grands chefs, des " équipiers " et des proches de " Monsieur Paul ". Derrière l'homme, aussi simple et timide qu'extravagant et facétieux, c'est toute l'histoire de la grande cuisine française qui se profile."

  • Le fabuleux destin de Paul Ricard qui a fondé depuis sa Provence natale l'un des plus grands groupes de spiritueux mondiaux. Toujours sur le terrain, ce tycoon insatiable et visionnaire aura non seulement laissé son nom au pastis marseillais qu'il a créé mais aussi à des objets de merchandising collector, à des slogans cultes, à des îles, à des bateaux révolutionnaires, à un Institut océanographique et même à un circuit automobile.Ce livre est son histoire, celle d'un homme qui a fait de son nom une marque mondiale.

  • Cochon de lait

    Philippe Conticini

    Le goût de l'enfance, doux et amer.
    Dès son plus jeune âge, Philippe s'est interdit d'exprimer ce qu'il est fondamentalement, un homme extraverti. Dans l'appartement où il est souvent seul, il joue au petit chimiste du goût et, sans en avoir conscience, commence à mélanger et superposer les saveurs.
    Dans la lignée de ses parents restaurateurs, il ouvre avec son frère La Table d'Anvers. Ce frère qui étouffe sa personnalité est un cuisinier exceptionnel. Et c'est en goûtant sa version de la côte de cochon de lait que la vie de Philippe bascule...
    À la fois croustillante et fondante, elle fait naître en lui une émotion gustative qui le bouleverse. C'est toute sa pratique de la pâtisserie qu'il remet alors en question, et il n'aura de cesse de chercher à provoquer cette sensation de " gros câlins " dans ses desserts. Aussi ne peut-on comprendre ce qu'il fait en cuisine sans l'avoir entendu parler de l'enfance...
    Comment cet être d'une sensibilité rare s'est-il construit ? Comment a-t-il éduqué et affiné son palais ? Où a-t-il puisé la force de se relever quand il aurait dû échouer cent fois ? Dans ce récit où apparaît le fil de sa vie, Philippe Conticini explique pour la première fois son voyage initiatique vers le goût.

  • Une vie rugueuse mais pleine de bonheurs dès le départ. Dans la ferme de ses parents, on travaillait trop dur pour avoir le temps de chanter des berceuses. Mais aller cueillir tous ensemble des myrtilles pour faire de la confiture était une joie, et recevoir un simple bol de soupe pour Noël, une leçon : l'important, c'est de se nourrir des bienfaits de la nature.
    La montagne est rude ; l'univers de la cuisine, lui, est violent, surtout quand on veut y gagner des étoiles. Bien sûr, il y a la poésie de la création, tous ces bouquets d'oxalis ou de reines-des-prés, ces saveurs de pin qu'il invente pour accommoder une truite : ce chef inspiré est né avec une cuiller aromatique dans la bouche. Mais il y a aussi le " coup de feu " du service, les colères homériques du chef Veyrat pour une carotte mal râpée, le cadre à soigner voire à construire soi-même pour évoluer vers un ciel " étoilé ", les investissements nécessaires mais parfois scabreux (il flaire mieux les herbes sauvages que les promoteurs véreux), la bagarre contre les banques, le fisc, ou l'Administration qui lui inflige, par exemple, 100 000 euros d'amende pour avoir abattu des épicéas ravagés par les bostryches, donc déjà condamnés à mort...
    Mais bon... En 2006, Marc Veyrat est reconnu comme l'un des chefs les plus novateurs de son temps. Il obtient même un 20 sur 20 au Gault et Millau. Du jamais-vu, c'est trop beau : un accident de ski le brise et le condamne pour cinq ans au fauteuil roulant.
    Quand il s'en sort, il a réfléchi et décide de revenir aux sources. À Manigod, son village natal, il crée La Maison des Bois, qui brûle à peine achevée, mais renaît aujourd'hui de ses cendres. Un endroit magique au milieu des alpages, où l'on se restaure en regardant paître les animaux de la ferme, avant d'aller visiter la chapelle, dont les treize oratoires sont organisés comme un jardin botanique.
    La boucle est-elle bouclée ? Non. Par l'intermédiaire d'une fondation, le " patriarche " veut transmettre aux jeunes son idéal de retour au naturel. Car " une société qui mange mal et où l'on rend malades les hommes comme la terre oublie le sens du beau, du bon, du vrai ". Tout le monde semble s'en rendre enfin compte, il est temps d'agir. Marc Veyrat n'est pas près d'avaler son chapeau !

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