Essais / Réflexions / Ecrits sur l'écologie

  • Nous les plantes Nouv.

    Nous les plantes

    Stefano Mancuso

    Les plantes prennent la parole !
    « Ce livre s'efforcera de remédier à notre manque de reconnaissance et d'estime envers les végétaux en les traitant à l'égal d'une nation, c'est-à-dire d'un ensemble d'individus ayant en commun leurs origines, leurs moeurs, leur histoire, leurs organisations et leurs objectifs. Observer la Nation des Plantes aboutit alors à des résultats surprenants : regroupée sous son drapeau vert, blanc et bleu, elle constitue la nation la plus nombreuse, la plus importante et la plus répandue de la Terre, où les arbres sont à eux seuls plus de 3000 milliards ; forte de tous les végétaux du globe, elle tient sous sa dépendance tous les autres organismes vivants. »Après le succès de L'Intelligence des plantes, le neurobiologiste Stefano Mancuso pose les bases d'une véritable constitution sur laquelle bâtir notre avenir pour vivre en harmonie avec le règne végétal.

  • Amoureux de la nature, Geoffroy Delorme n'a pas vingt ans quand il aperçoit, dans la forêt de Louviers en Normandie, un chevreuil curieux et joueur. Le jeune homme et l'animal s'apprivoisent. Geoffroy lui donne un nom, Daguet, et le chevreuil lui ouvre les portes de la forêt et du monde fascinant de ses semblables. Geoffroy s'installe parmi eux et son expérience immersive va durer sept ans. Vivre seul en forêt sans tente, ni abri, ni même un sac de couchage ou une couverture, c'est surtout apprendre à survivre. Geoffroy Delorme suit l'exemple des chevreuils.
    Il adopte leurs comportements, apprend à se nourrir, à dormir et à se protéger comme eux. Il acquiert une connaissance unique de ces animaux et de leur mode de vie, il les observe, les photographie et communique avec eux. Il apprend à partager leurs joies, leurs peines et leurs peurs. Aujourd'hui, il raconte.

  • être écologique Nouv.

    être écologique

    Timothy Morton

    • Zulma
    • 7 Octobre 2021

    Le réchauffement climatique a déclenché la sixième extinction de masse, nous sommes dans l'ère de l'Anthropocène. Mais contempler la catastrophe ou chercher le coupable n'aident ni à prendre les bonnes décisions, ni à agir vraiment. Face à une avalanche de faits et de données toujours plus alarmants, n'est-il pas temps de se réaccorder à notre environnement ? En recourant à des outils et des concepts comme l'intuition, l'art, l'empathie, l'interconnectivité, ou notre héritage néandertalien, Timothy Morton nous montre comment se remettre au diapason : à notre échelle, mais aussi à celles des bactéries, de la baleine à bosse, des écosystèmes, ou de la planète. Être écologique, c'est changer de paradigme dans notre relation au monde, se libérer du déni et du désespoir. Une lecture performative aussi sérieuse que captivante. « Être écologique, c'est se reconnecter à la biosphère. » The Financial Times  « Un essai idéaliste et inspirant. » The Guardian

  • « Ce livre est l'un des plus inspirants que j'ai jamais lus. Il pose un regard lucide sur les réalités terrifiantes du changement climatique, mais conclut que l'humanité peut encore faire face à cette menace. De plus, le livre présente le défi existentiel du changement climatique comme une opportunité unique pour construire un monde plus juste et pour nous rendre meilleurs. Plus important encore, il propose une approche résolument pratique et suggère 10 actions concrètes que chacun de nous peut faire afin de créer un avenir possible pour tous les habitants de la planète Terre. J'espère que nous prendrons tous à coeur ce message. »
    Yuval Harari, auteur de Sapiens, Homo Deus et 21 Leçons pour le XXIe siècle.
    « L'accord de Paris aura fait date pour l'humanité. Dans ce livre important qui arrive à point nommé, deux des principaux initiateurs de cet accord nous montrent pourquoi et comment nous devons mettre en oeuvre ses engagements. J'espère qu'il sera largement lu et suivi d'actes.
    Jane Goodall, auteure de Ma vie avec les chimpanzés.
    Après avoir joué un rôle clé dans l'accord de Paris, Christiana Figueres et Tom Rivett-Carnac ont cofondé Global Optimism, une organisation dédiée au changement environnemental. Ils collaborent avec les plus grands militants écologistes comme Al Gore, Jane Goodall ou Greta Thunberg.

  • Une nouvelle collection pour repenser notre relation au monde sauvage dirigée par Stéphane Durand, co-auteur et conseiller scientifique des aventures cinématographiques de Jacques Perrin. Nous sommes les enfants de l'univers mais nous l'avons oublié. Au nom de la liberté et de la raison, nous avons coupé tous les ponts qui nous liaient au monde. L'homme moderne est devenu une énigme de la nature. Pourtant, une nouvelle révolution copernicienne est en cours au coeur de notre civilisation occidentale. Partout, au cinéma, en littérature, en philosophie, émerge un nouveau regard sur nos « compagnons de planète ». En allant à la rencontre des animaux et des plantes sur leurs territoires, ces auteurs-naturalistes (scientifiques, philosophes) partent en « mission diplomatique » à la frontière du monde sauvage. François Sarano nous propose ici le récit d'une véritable aventure qui invite les lecteurs à plonger au milieu des cachalots. Écrit de manière très vivante, il fourmille d'anecdotes et permet de mieux comprendre la vie sociale du plus grand carnivore de l'océan en mettant l'accent sur ses formidables capacités physiologiques et cognitives. L'auteur révèle ainsi les secrets d'une société matriarcale à la culture beaucoup plus sophistiquée qu'Herman Melville ne pouvait supposer. Altruisme, langage, culture, réflexion, le cachalot, dont l'intelligence n'a rien à envier à celle des primates, nous interroge sur la relation possible entre l'homme et l'animal.

  • Le cercle vertueux ; entretiens avec Lionel Astruc Nouv.

    La rencontre entre Vandana Shiva et Nicolas Hulot a eu lieu en marge de la COP21 et s'est révélée fusionnelle. Leur discussion, orchestrée par Lionel Astruc, a débouché sur une définition commune des enjeux auxquels il faudra faire face et a permis de mettre en lumière des mesures concrètes destinées aux citoyens et aux décideurs politiques.
    La dégradation de l'environnement et les catastrophes liées au réchauffement climatique touchent certaines populations plus que d'autres : les pays les plus pauvres et les revenus les plus modestes. Ils sont également les plus durement frappés par la perte de biodiversité, les problèmes d'accès à l'eau potable et à un air pur, la dégradation des sols, etc.
    Comment inverser ce cercle infernal ?
    La notion de "biens communs" (eau, air, terre, semences) est ici développée comme étant un point crucial à intégrer plus précisément dans les législations à venir en vue de leur protection. Les thématiques de l'alimentation, de la fiscalité et de l'énergie sont traitées de façon approfondie ce qui permet ainsi d'aboutir à des propositions concrètes.

  • La grande primatologue Jane Goodall lance un vibrant appel afin que nous nous reconnections à la nature. Si l'on veut arrêter la destruction, il faut commencer par aimer profondément ce que l'on défend. Elle présente dans son nouvel ouvrage illustré une étude personnelle très complète des enjeux de la mondialisation qui menacent les graines, les sols, les plantes et les productions vivrières. Si elle pointe du doigt les dégâts, elle met aussi l'accent sur les avancées dans ce domaine, en particulier les multiples actions où la responsabilité sociale côtoie la protection du monde des plantes. Jane Goodall est l'une des invités officiels de la cop21, la Conférence des Nations unies sur les changements climatiques (Paris, 30 nov-11 déc. 2015). Elle fait déjà l'objet d'une attention particulière des médias.

  • Les entrailles de la Terre contiennent suffisamment de pétrole, de gaz et de charbon pour déclencher le chaos climatique. Prendre au sérieux le réchauffement climatique implique de laisser dans le sol la majorité des réserves d'énergies fossiles connues. Pour survivre, nous sommes donc condamnés à apprendre à vivre sans brûler des énergies fossiles dangereusement surabondantes.
    Ceux qui tergiversent, ceux qui s'y refusent, ceux qui étendent la logique extractiviste en forant toujours plus loin et toujours plus sale, ceux qui professent que les marchés, la finance ou les technosciences vont sauver le climat nous détournent de l'essentiel. Ils gaspillent le temps et les ressources dont nous avons besoin pour enclencher la transition.
    Nous ne nous résignons pas au naufrage planétaire. Contre l'extractivisme, les hydrocarbures de schiste, les grands projets inutiles et la marchandisation de l'énergie et du climat, nous inventons aujourd'hui les contours d'un monde décarboné, soutenable et convivial de demain. Il est temps de sortir de l'âge des fossiles. La transition, c'est maintenant !
    Maxime Combes est économiste et membre d'Attac France, engagé dans les mobilisations citoyennes autour des grands enjeux environnementaux et énergétiques nationaux et mondiaux. Également contributeur du magazine en ligne Basta ! (bastamag.net), il est coauteur de l'ouvrage publié par Attac, La nature n'a pas de prix (Paris, LLL, 2012) et de Crime climatique stop ! (Seuil, " Anthropocène ", août 2015).


  • Le changement climatique, à qui la faute ? Vous, moi, les Etats, les riches, les pauvres ? Oui, mais pas seulement. Derrière les émissions de gaz à effet de serre, des multinationales et des banques s'obstinent au nom du profit à maintenir le vieux monde, fondé sur le charbon, le pétrole ou le gaz. Elles financent les climato-sceptiques et influencent les gouvernements par un lobbying d'autant plus intense qu'il est caché. Elles soutiennent une agriculture industrielle désastreuse et une déforestation dramatique. Elles brandissent l'éco-blanchiment pour détourner les regards.
    Dans cette enquête fourmillant d'informations méconnues, Nicolas de La Casinière démonte les ressorts de la mécanique qui empêche une lutte résolue pour réduire les émissions de gaz à effet de serre. Une mécanique où de grandes groupes français, comme Total, Société générale ou Michelin, jouent un rôle notable. Pour enrayer le changement climatique, il faut empêcher de nuire les saboteurs du climat. En commençant par bien les connaître.
    Nicolas de la Casinière est journaliste, écrivain et illustrateur. Il est le correspondant à Nantes de Reporterre et de Libération.
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    Ce livre est édité en partenariat avec Reporterre, le quotidien de l'écologie sur Internet.
    www.reporterre.net: les solutions et les combats pour protéger l'environnement.

  • Pour remédier à l'incommunicabilité entre science et société, l'auteur plaide pour une démarche scientifique qui donne la primauté aux observations concrètes de nos écosystèmes et pour le partage des connaissances ainsi obtenues, via une intelligence mutualisée et informatisée des savoirs.

  • Le premier Youtuber 100 % écolo qui va vous faire kiffer l'écologie ! Les bons réflexes et les infos à connaître avec une bonne dose d'humour dans un almanach complètement déjanté à la sauce Feuillage !
    "Salut bande de petits chasseurs cueilleurs !"
    Voilà comment le prof vous apostrophe au début de ses vidéos : et plus de 60 000 abonnés suivent ses tribulations bourrées d'humour et de provoc 100 % écolo !
    Pour parler écologie et toucher un max de monde, il faut
    déculpabiliser les gens et les faire rire : c'est ce que le Professeur Feuillage et son assistante sexy Sophie ont bien compris : place à la déconne tout en restant ultra sérieux et précis sur les sujets importants !
    Du remède contre la cuite du 31 décembre au pourquoi de l'exploitation du gaz de schiste, en passant par les petits gestes qui diviseront par deux votre conso d'énergie et les recettes bio pour vous régaler en laissant le Nutella au placard : découvrez les secrets de ces deux cinglés très attachants, mois après mois, tout au long de l'année et une bonne fois pour toutes : DEVENEZ ECOLO SANS DEVENIR CHIANT !

  • Depuis l'apparition de la vie sur Terre, il y a eu cinq extinctions massives d'espèces. Aujourd'hui, les scientifiques estiment que notre planète est en train de vivre la sixième, la plus dévastatrice depuis la disparition des dinosaures. Mais cette fois, c'est l'homme qui en est la cause.Pour prendre toute la mesure de ce moment critique, Elizabeth Kolbert a mené une enquête passionnante sur la grande histoire de la vie terrestre, en remontant aux découvertes de Cuvier et Darwin, et sur le péril imminent qui la guette. Des îles du Pacifique jusqu'au Muséum national d'histoire naturelle de Paris en passant par la forêt amazonienne, elle est partie à la rencontre des scientifiques qui enregistrent chaque jour de nouveaux indices d'une réalité implacable.Avec ce livre majeur, salué dans le monde entier comme un événement, Elizabeth Kolbert signe d'une plume alerte et lumineuse le reportage le plus saisissant sur le sujet. Elle montre que l'humanité ne peut plus ignorer la crise environnementale, au risque de disparaître à son tour.

  • Face à la catastrophe écologique, nous nous montrons souvent fatalistes. Pourtant, quelque part loin d'ici, un autre avenir s'invente.

    En Inde, une société civile ingénieuse et lucide apporte chaque jour de nouvelles solutions à l'un des pays les plus pollués du monde. Reforestations citoyennes, zones sans plastique, villages éclairés au solaire, innovations low-tech, réseaux de soins aux plus démunis, déserts convertis en oasis... Des initiatives écologiques et sociales d'une simplicité souvent déconcertante, déjà partagées avec d'autres pays et transposables au monde entier.

    Bénédicte Manier nous emmène à la rencontre de ces artisans de demain. Ils font de l'Inde un laboratoire écologique grandeur nature où, sur fond d'industrialisation accélérée, se dessine un enjeu planétaire : trouver un mode de développement résilient. Ce livre nous ouvre les yeux sur ceux qui, sans rien attendre des grandes conférences environnementales, façonnent sans bruit notre futur.

  • Le changement climatique et ses conséquences dramatiques pour des millions d'habitants, peut-il ouvrir la voie à une transformation sociale radicale susceptible de faire advenir un monde non seulement habitable mais meilleur et plus juste ? Annonce-t-il peut-être déjà un véritable changement de civilisation signifiant la fin du productivisme, de la croissance, du consumérisme et du mode de vie actuel ? La raison ne nous invite-t-elle pas plutôt à repenser et à défendre, dans le contexte actuel de la crise écologique et de la montée dangereuse de l'extrême-droite, une République laïque et fraternelle ?

  • L'auteur mène l'enquête sur les bienfaits réels du bio. Elle a commencé par étudier l'évolution du monde agricole et de nos assiettes avec l'arrivée de la mécanisation et de la chimie. Observant d'importants dangers sanitaires et environnementaux, elle a découvert un label AB pour deux bios aux concepts quelque peu... différents. Elle a cherché à savoir pourquoi ces bios étant meilleurs à de nombreux points de vue, ils ne remplacent toujours pas l'agriculture dite conventionnelle. Après analyse de nos comportements et de notre société de consommation, elle met en lumière un jeu d'acteurs aux intérêts divergents voire très préoccupants, fort révélateur d'une cohabitation entre le développement et le durable.

  • Alors que les tenants de l'écologisme nous annonçaient la destruction de la déesse Terre par une humanité inconsciente, c'est en fait la nature qui s'est attaqué à l'humanité. Ce réveil brutal a ramené au grand jour les véritables enjeux de notre société : la vie, la mort, l'intégrité physique. L'ordre véritable des priorités, abandonné depuis des années, s'est imposé à tous : la nature est faite pour l'homme et non l'inverse. Cette approche de la nature, liée à la protection de l'être humain, exige de déterminer tous les espaces au sein desquels germent les facteurs d'agressivité : de l'utopie à la « culture dévoyée », de l'adoration de la nature à la négation de la réalité humaine, du pacifisme bêlant à la collaboration avec nos agresseurs. À partir de là, il faudra identifier une véritable écologie post-virus centrée sur l'être humain, sommet de la nature. Partant de l'analyse de la défense immunitaire, nous découvrirons l'ensemble des réactions naturelles conditionnant sa survie.


  • À quoi ressemblerait un monde avec 4 degrés de plus ? Catastrophes naturelles, effondrement de la biodiversité, explosions pandémiques, le changement climatique nous place face à des menaces extrêmes. Expert en santé publique, Xavier Montserr

  • La grande primatologue propose dans ce livre une critique transversale des grandes questions alimentaires de notre époque. Elle accuse la surexploitation des ressources, l'élevage intensif, le ravage des océans, le transport excessif des aliments, et les manières de les produire et de les préparer industriellement tout en les appauvrissant... et propose des solutions immédiates.

  • S'il est vrai que, au fil des décennies, les pays riches ont largement profité de la croissance économique, nous constatons que la logique de développement dominante constitue maintenant une menace pour notre civilisation.

    Au-delà de l'incurie et de la cupidité humaine, nous faisons preuve d'une incapacité chronique à lever les obstacles qui nous empêchent d'amorcer une transition vers une société écologique et durable.

    C'est en repensant tout à la fois la démographie planétaire, les habitudes de consommation, les modes de vie, le rôle de la technologie, la gouvernance et l'économie que nous pourrons tirer notre épingle du jeu. L'analyse proposée ici nous permet d'entrevoir des stratégies afin de sortir de l'impasse dans laquelle nous sommes piégés.

  • C'est d'abord en marin que cet ouvrage aborde les archipels de Polynésie française, avant de se laisser submerger, avec le lecteur, par la magie des îles. Un livre original qui tient de la chronique-radio, agrémenté de photographies en couleurs, se faisant le messager vivant d'une Océanie en danger.

  • Telle que réalisée par les pays du groupe BRICS, l'émergence économique n'est pas une finalité à cause de la mauvaise qualité de la croissance. C'est pourquoi nous conseillons à la RD Congo d'adopter le modèle de la gouvernance verte afin que la croissance économique qui pourra en résulter permette de sortir beaucoup des personnes de la pauvreté, tout en préservant l'environnement. Il faudrait pour cela que les stratégies des acteurs mutent à la jonction entre l'économie et l'écologie et que l'action de redressement soit menée sur la base d'un plan d'émergence.

  • TRANSITION(S)

    Sonia Le Masne

    D'Anthropocène à Zone à défendre, en passant par Gouvernance Partagée, Permaculture, Neurosciences ou encore Résilience ou Quête de sens... autant de mots qui ont fait leur apparition dans le quotidien de nombreux citoyens qui s'interrogent sur les transformations en cours dans notre société.

    Comment comprendre ces sujets complexes, souvent liés les uns aux autres, si l'on n'est pas soi-même spécialiste mais que l'on souhaite néanmoins être plus qu'un spectateur de la métamorphose du monde dans lequel nous vivons ?

    En proposant 26 thèmes d'une dizaine de pages chacun, ce format d'abécédaire cherche à rendre accessibles les découvertes de nombreux experts et à inspirer, pour aborder sereinement les transitions actuelles, car le temps n'est plus à la critique mais à la construction collective d'un « après ».

  • La réflexion écologique est particulièrement riche en ce début de siècle. Qu'on pense aux ouvrages de Paul Crutzen, Geneviève Férone, Jacques Grinevald, James Lovelock, Edgar Morin ou bien encore Adolphe Nicolas. Quatorze ans après leur parution, le danger se précise sous la menace de pics et de ruptures peu ou prou simultanés. Dégradation climatique, crise de l'énergie, explosion démographique et insuffisance alimentaire, pertes de biodiversité, risques dans la finance détachée de l'économie réelle pourraient déclencher un krach global. Mais faute de motivation et faute de temps, nos sociétés avancées vont poursuivre leurs pillages et dégradations, et finir comme le Titanic. Entre-temps, la planète Terre va se mettre à douter du rôle essentiel, mais biaisé, de notre espèce, jusqu'à menacer de l'éliminer.


  • Pour la première fois de notre histoire, nous pouvons prétendre nourrir l'ensemble des habitants de la planète. Pourquoi alors sommes-nous incapables de gérer cette toute nouvelle abondance alimentaire dont le hamburger peut être considéré comme l'emblème ?

    Depuis la nuit des temps, l'homme a consacré toute son énergie à trouver de la nourriture. Prédateur omnivore, il n'a cessé de chasser, de pêcher et de cueillir. Ingénieux, observateur et pragmatique, il a asservi les animaux, il a domestiqué les plantes, il a percé les secrets de la chimie et oeuvré avec acharnement pour assurer à tout un chacun une alimentation suffisante. Louise O. Fresco nous raconte ici la lutte épique des hommes pour échapper à la famine.
    Elle nous dit aussi que nous avons atteint un niveau d'autosuffisance alimentaire et que les avancées prodigieuses des sciences et des techniques nous permettent de connaître cet état d'abondance dont jouissaient, selon la Genèse, Adam et Ève au paradis. Par paresse, indifférence, égoïsme et sottise, nous sommes incapables de profiter d'une telle aubaine.
    Avec une force rare et en s'appuyant sur le récit qu'elle trace du magnifique combat que l'humanité a engagé contre l'insuffisance alimentaire, Louise O. Fresco nous dit ici qu'une telle défaite de la pensée est inacceptable.

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