Faits de société / Actualité

  • Neuf vies

    Robert Mads Anderson

    Neuf fois, sa vie aurait pu s'achever à l'Everest... Un même regard pour raconter trois décennies qui ont changé la face du Toit du monde, et la façon d'y mourir. Ou d'y survivre. L'auteur, lui, s'acharne et revient, en solo, en hiver, en style alpin, son rêve en poche.
    " Je suis allé neuf fois en expédition à l'Everest. Et huit fois, je n'ai pas atteint le sommet. Alors j'y suis retourné, encore et encore. Personne à ma connaissance n'a consacré plus de temps que moi à d'obscures tentatives sur le Toit du monde. J'ai presque toujours évité les voies normales, et refusé ce qui aurait rendu les choses plus faciles : l'oxygène, le soutien des Sherpas... Les risques en étaient décuplés. Alors quand on me demande (et on me le demande souvent) s'il m'est arrivé de frôler la mort, je dois prendre le temps de rassembler mes souvenirs. Parce que oui, de nombreuses fois, et de multiples façons, j'aurais pu mourir, j'aurais vraiment dû mourir. Ce livre est ma réponse à cette question : vous est-il arrivé de frôler la mort ? "
    Traduit de l'anglais (Etats-Unis) par Charlie Buffet.

  • Retour en enfer

    Sébastien Destremau

    • Xo
    • 6 Mai 2021

    À défaut de me conduire jusqu'à destination, mon périple m'a mené à l'essence même de mon être. L'âpreté de la lutte et les illusions perdues ont fait tomber mon égoïsme et mes humeurs de vieil enfant... Le 8 novembre 2020, quatre ans après avoir bouclé mon premier tour du monde, je m'élance pour un second Vendée Globe. J'ai appelé mon bateau Merci, en hommage à tous ceux qui m'ont permis de vivre cette aventure insensée.
    Seulement voilà, ma course tourne au calvaire : l'abri de mon cockpit se déchire, mes instruments lâchent, une fissure apparaît à l'avant. Impossible, dans ces conditions, d'attaquer le Pacifique et ses vents violents.
    Le 16 janvier, après 70 jours de mer, je décide d'accoster en Nouvelle-Zélande. Ce que je pourrais ressentir comme un échec me réconcilie avec moi-même. La mer m'a vaincu mais j'ai repris la barre de mon destin. Chaque matin qui se lève est comme une page blanche. J'étais seul au monde, je ne serai plus jamais seul...
    Le récit d'un incroyable combat Une leçon de courage et de sagesse Sébastien Destremau a 56 ans. Toulonnais, il a raconté l'aventure de son premier Vendée Globe, en 2017, dans
    Seul au monde, aux éditions XO.

  • SOS Himalaya

    Denis Urubko

    L'alpiniste Denis Urubko, le sauveteur d'Élisabeth Revol au Nanga Parbat, raconte les six épisodes où il a sauvé des vies en Himalaya, avec un sens certain du récit et une voix singulière. Doué, entraîné, affûté et non dépourvu d'humour, il nous donne accès à cette "zone de la mort" au-delà de 8000 mètres qu'il a si souvent approchée.
    La France a découvert Denis Urubko en janvier 2018 lorsqu'il s'est porté au secours d'Élisabeth Revol, en perdition au Nanga Parbat. Abnégation : il renonce au K2 dont il tentait l'ascension hivernale ; suspense : la paroi du Nanga est immense et les infos floues ; exploit : il gravit 1 200 mètres de paroi en pleine nuit ; chance ou miracle : il retrouve la Française dans les ténèbres. Urubko raconte ce secours dans le détail pour la première fois. Mais il n'en était pas à son premier exploit : au moins six fois, il a ramené des alpinistes de la " zone de la mort ", ces hautes altitudes où chacun est trop obsédé par sa propre survie pour penser aux autres. Si Urubko peut jouer les saint-bernards, c'est qu'il est un as des 8 000, doué, entraîné et affûté. Il a su raconter ces histoires extraordinaires avec une voix talentueuse et singulière, où l'humour le dispute à l'orgueil.
    Denis Urubko est né en 1973 au pied du Caucase, en URSS. Il a pris la nationalité kazakhe en s'engageant dans l'armée aux débuts de sa carrière d'alpiniste, puis la nationalité polonaise lorsqu'il a participé à des expéditions hivernales nationales. Il a gravi vingt-deux fois des sommets de plus de 8 000 mètres, un record - parfois à plusieurs reprises, toujours sans oxygène, même en hiver.
    SOS Himalaya, traduit du russe par Nina Neverov, est son premier livre publié en France.

  • Un récit magistral sur l'essor du trail, à la première personne, par un journaliste du Guardian.
    " Au cours de cette plongée dans l'ultra, j'ai appris qu'il est presque impossible de savoir ce qui nous pousse à faire ce sport de dingues. Bien sûr, on veut gagner, on veut finir, on veut faire de notre mieux, on veut trouver ses limites, on veut que nos proches soient fiers de nous... Tout ça est vrai, mais ça n'explique pas grand-chose. Ce qui nous anime, c'est un besoin irrépressible, un désir profond et primitif d'aller braver la mort et d'en revenir. "
    Adharanand Finn, auteur d'une enquête remarquée sur les marathoniens kényans, court son premier trail pour un reportage. Deux ans plus tard, il est au départ du mythique UTMB. En chemin,
    il aura rencontré les plus grands champions de la course d'endurance, explorant les motivations de ces passionnés... et surtout les siennes.
    Les Ultraterrestres (The Rise of the Ultrarunners) est traduit de l'anglais par Jean-Philippe Lefief.

  • La star du foot se raconte enfin.
    Alain Giresse est une légende du football. Membre du carré magique de l'équipe de France championne d'Europe en 1984 avec Michel Platini, Luis Fernandez et Jean Tigana, il a enchanté ce sport, traversant les années 1980 avec technique et éthique. Il a soulevé le coeur des supporters girondins, marseillais ou tricolores, peuplé les murs des chambres d'enfant de ces posters pliés en quatre au milieu des magazines, suscité l'engouement par sa personnalité fédératrice. La pureté des sentiments l'a toujours guidé dans cet univers souvent vicié. À 68 ans, il se raconte enfin, de son parcours de joueur à sa carrière d'entraîneur (PSG, Toulouse, FAR de Rabat) ou de sélectionneur (en Afrique : Sénégal, Mali, Tunisie, Gabon mais aussi en Géorgie), une " deuxième vie " qui lui a ouvert de nouveaux horizons, a enrichi sa culture. Il donne aujourd'hui sa vision d'un sport en perpétuelle mutation, sur le terrain comme en dehors, avec ses tribunes infernales, ses travers persistants (foot business, racisme). Au cours de ses cinquante années passées dans le monde du ballon rond, " Gigi " a rencontré des dirigeants baroques, des joueurs merveilleux, et noué de franches camaraderies. Il a connu des émotions intenses, bouleversantes, qui l'ont marqué et construit. Il les transmet ici avec bienveillance, humour et franchise.

  • " L'homme par qui le plus grand scandale du sport est arrivé. " L'Équipe " Rarement un journal intime aura comporté de telles accusations. " L'Express" Sept mois avant les jeux Olympiques d'hiver de Sotchi en 2014, des informations sur un système de triche organisée des athlètes russes ont commencé à circuler. Deux ans plus tard, l'étendue du programme de dopage étatique au coeur du sport soviétique et russe depuis des décennies fut révélée au monde entier. Ce programme de dopage systématique, le plus efficace de tous les temps, je l'ai mis au point, en tant que chimiste et directeur du bien mal nommé centre antidopage de Moscou. Et avec le soutien du FSB, de la police secrète et du gouvernement. Depuis, je suis en exil involontaire de ma patrie, sous protection, craignant chaque jour pour ma vie. Voici mon histoire. "

  • Cher football français

    Daniel Riolo

    Fédération, Ligue, présidents, joueurs... Daniel Riolo a beaucoup de choses à dire au football français. Et quelques comptes à régler. Il le fait au vitriol, en enchaînant les punchlines et les tacles glissés, mais avec autant de tendresse que de talent, dans son livre le plus personnel.
    "Chaque semaine, la Ligue 1 se met une balle dans le pied. Ça ne suffit pas pour mourir. Mais ça peut pourrir, gangrener. C'est une mort à petit feu.
    On ne l'aime plus, mais on la suit encore. Un paradoxe. Combien de temps ça va tenir, on va tenir ? Pour l'instant, c'est une sorte de miracle permanent. Le mari cocu s'accroche. Il pense qu'elle va revenir. Qu'elle va changer. Chaque été, on part en vacances avec l'idée que ça va s'améliorer. Est-ce que ça peut être pire ?
    Le miracle reprend forme en août. Le mercato vend de l'espoir. On perd les meilleurs et on fantasme sur les nouveaux. Les entraîneurs affichent des ambitions nouvelles, les dirigeants confirment. En août, tout est toujours plus beau.
    Quand le bronzage disparaît, les premières journées d'automne, les premiers matches de Coupe d'Europe renversent tout. Pas de doute, on est toujours aussi nul. Non seulement, on ne progresse pas, mais pire, on régresse. N'importe quelle équipe du trou du cul de l'Europe peut battre une équipe de L1. Ça n'empêche pas nos présidents de pleurer sur le manque de moyens financiers qui serait la cause des déboires européens. L'excuse ne marche plus, sauf sur les simples d'esprit. Dans leur communication, nos dirigeants ont décidé que la L1 faisait partie des cinq grands championnats européens. Une belle invention. On a créé un club dont on serait membre. La classe !
    Combien de temps ça va tenir ? La L1, c'est un mix de Lourdes et Lisieux. Les audiences restent stables. Les affluences aux stades aussi. On sait qu'on est cocu, mais on est habitué, alors ça fait moins mal. On paye sa place au stade, son abonnement télé. Souffrir a un coût. On est cocu et sado maso !
    Oui, on paye pour voir ce spectacle affligeant. Ces erreurs techniques à la pelle. Ces bourrins qui n'ont de joueurs de foot que le salaire. Mais ce qui désespère le plus, c'est le manque de motivation général. Le "j'men foutisme" global, la passion inexistante.
    Le plus gros miracle, c'est le milliard ! MediaPro a claqué un milliard pour notre L1. Eu égard à ce que la L1 propose, c'est comme acheter une Fiat au prix d'une Ferrari. La L1 s'est maquillé comme une voiture volée et MediaPro a sorti le chéquier ! Le boss de la LFP, le concessionnaire de notre L1, peut être élu commercial de la décennie ! A côté, le "casse du Palm Beach", c'est un vol de sac à main."

  • Ma plus belle victoire

    Guillaume Cizeron

    • Xo
    • 29 Avril 2021

    Enfant, j'écrivais ces mots : " Je ne peux pas être gay, ce n'est pas possible que ça tombe sur moi ! Je ne veux pas ! " Je pleurais d'impuissance, de désespoir, mais aussi de colère. J'avais envie de me frapper, de me punir. Je me détestais...
    Quadruple champion du monde de danse sur glace, quintuple champion d'Europe, vice-champion olympique... Avec Gabriella Papadakis, sa partenaire, Guillaume Cizeron enflamme les patinoires et fait chavirer le coeur du public.
    En mai 2020, il adresse une lettre bouleversante à L'Équipe. Non pas pour " révéler " son homosexualité mais pour dire aux autres, à tous les autres, qu'eux aussi méritent d'être aimés.
    Dans ce livre à fleur de peau, Guillaume Cizeron revient sur son enfance heureuse et tourmentée, les mots blessants qu'il a essuyés, la solitude de se sentir différent et incompris.
    Le champion raconte surtout sa " plus belle victoire " : le jour où, enfin, il a accepté d'être lui-même. Car à ceux qui en douteraient il le répète : vivre son homosexualité est toujours un combat.
    Le témoignage poignant du champion du monde de danse sur glace

  • " Mon boulot consiste à accueillir des joueurs de tennis venus de tous les pays, champions en devenir, à l'apogée ou sur le retour, des types formidables ou bien des "baltringues' de toutes espèces. "À 82 ans et toujours sur la brèche, incollable sur la jeune génération comme sur les champions du passé, c'est comme ça qu'elle s'exprime, Danielle Bombardier - Babie pour les intimes : de sa voix rocailleuse, ensoleillée par son enfance au Maroc, voilée par trop de cigarettes fumées nerveusement, avec des mots crus qu'on lui pardonne.
    Un parcours en forme de feu d'artifice, dont le final n'est pas à l'ordre du jour. Attachée au service " Relations joueurs " à Roland- Garros de 1973 à 1983, en plein boom du tennis, puis dans les plus prestigieux tournois français qu'elle a contribué à faire prospérer, ce petit bout de femme est une grande gueule, dotée d'un coeur débordant d'amour et d'humour.
    Danielle Bombardier, meilleure amie de Yannick Noah, nous propose une immersion totale dans l'univers bruissant des coulisses du tennis professionnel. Une aventure humaine, riche en amitié.

  • LE PLUS GRAND ENTRAÎNEUR DE L'HISTOIRE DU RUGBY FRANÇAIS SE RACONTEIl a souvent été comparé à Alex Ferguson, mythique entraîneur du club de football de Manchester United. En réalité, il est incomparable : Guy Novès, est le plus grand entraîneur de l'histoire du rugby français. Ailier international consacré avec le Stade Toulousain, il est devenu ensuite un technicien fabuleux, façonnant le palmarès du club de sa vie jusqu'à en faire une référence intouchable : 10 titres de champion de France et quatre victoires en Coupe d'Europe comme entraîneur.
    En 2015, Guy Novès a choisi de relever un dernier défi : conduire le XV de France jusqu'au Mondial 2019 au Japon. Il a été privé de ce rêve en décembre 2017 suite à un licenciement jugé infondé par le tribunal des Prud'hommes.
    Obtenir justice, encore un combat gagné après des mois de travail et de souffrance. Les propositions pour revenir sur un banc n'ont pas cessé et la considération à son égard reste immense, comme en témoignent les mots de Guilhem Guirado, capitaine des Bleus, après le Mondial. Mais l'homme a choisi sur cette ultime victoire d'annoncer en octobre 2019 sa retraite comme entraîneur. La fin d'une histoire racontée par le maître.

  • La véritable autobiographie de l'After Foot !
    Le 4 avril 2021, l'After Foot fêtait ses quinze ans. Une éternité et une prouesse dans le monde de la radio, et des statistiques à donner le vertige : l'émission la plus écoutée le soir, le podcast le plus téléchargé de France...
    Mais l'After est beaucoup plus que cela.
    L'After, c'est du baume antidouleur pour les soirs de défaite.
    L'After, c'est une génération qui transmet à une autre sa culture du football, de la Nuit de Séville de 1982 au génie de Maradona.
    L'After, ce sont des voix qui rassurent pendant la pandémie, quand tant d'autres se sont tues. C'est un repas de famille, attachant souvent, insupportable parfois. Sur la nappe, entre les plats, on a mis des micros et tout ce petit monde se retrouve, chahute, rigole, s'énerve, bougonne.
    L'After, surtout, c'est une communauté. Celle de Romain, Joris,Mehdi, Najet, de tous ces habitués dont l'émission fait partie du quotidien. Ils se couchent en l'écoutant, ils font leur sport avec,ils partent au boulot, cuisinent ou voyagent branchés au podcast. L'After les soigne, les console, les chagrine. Avec l'After, il est enfin devenu possible d'avoir une opinion sur le foot, de la partager, et peu importe que l'on ait parfaitement tort ou totalement raison ; peu importe, aussi, qui l'on est : comme le souligne Max du standard, " l'After, c'est la France. " Qu'on soit chauffeur routier, taximan, employé de banque, éleveur de brebis, écrivain, comédien, ouvrier, expert comptable, chirurgien, footballeur de DH ou de première division, tout le monde écoute l'After.
    Ce livre n'est pas une enquête, encore moins une hagiographie. C'est l'exercice littéraire d'un auditeur à l'intention des autres auditeurs, en souhaitant qu'ils y retrouvent les animateurs et les chroniqueurs comme de vieux copains. Qu'ils découvrent l'Italie de Daniel, l'enfance provinciale de Gilbert et Florent, l'histoire émouvante de Polo, la Madrid sensuelle de Fred Hermel. Qu'ils revisitent certaines émissions emblématiques, des digressions fameuses. Avant de partir dans des discussions endiablées.

  • 101 fois Ronaldo

    Regis Dupont

    • Solar
    • 15 Avril 2021

    Une biographie originale du footballeur à tous les record par le journaliste qui le suit depuis quinze ans à L'Équipe.
    Le 9 septembre 2020, Ronaldo dépassait la barre mythique des 100 buts en sélection lors d'un match en Suède. Il n'est plus qu'à 8 unités du record de l'Iranien Ali Daei (109). L'occasion de revisiter, en 101 histoires courtes et méconnues, l'incroyable carrière de ce monstre du football. De ses débuts hyper-précoces à Madère, où un aéroport porte désormais son nom, à son test positif au Covid en octobre 2020, en passant par son transfert à Manchester United à 18 ans et sa faramineuse série de records, le Portugais est décortiqué sous toutes ses coutures par les journaliste qui le connaît le mieux. Qui, par exemple, connaît l'histoire de son frère, devenu alcoolique, tandis que CR7 atteignat les sommets ? Ou celle de ses enfants, nés de mère inconnue à l'issue de tractations peu communes ?
    Régis Dupont suit le Portugais aux 5 Ballons d'Or depuis ses débuts et l'a interviewé à de multiples reprises. Il nous dit tout du joueur, de l'homme, de la star...
    Un cahier photos issu de la base iconographique de
    L'Équipe vient illustrer cette biographie.

  • Vaste comme cinq fois le Mont-Blanc, le massif des Écrins est le plus sauvage des Alpes, protégé par son statut de parc national depuis 1973. François Labande vous emmène à sa découverte, sur la trace des alpinistes pionniers qui l'ont exploré depuis deux siècles.
    Les Écrins sont un Himalaya au coeur des Alpes, le dernier espace de "
    wilderness ", où alpinistes et randonneurs peuvent mettre leur pas dans ceux des pionniers. C'est l'histoire de ces pionniers que raconte François Labande, une histoire qui débute par l'ascension du premier grand sommet du massif, le Pelvoux, en 1828, puis épouse l'évolution de l'alpinisme. De cimes vierges en faces redoutables, en été puis en hiver ou en solitaire, l'auteur survole des sommets aux noms glaçants et attirants : Meije, Olan, Doigt de Dieu... Ailefroide.

  • "La ligne droite", c'est, pour le géomètre, le plus court chemin d'un point à un autre. Pour le coureur de fond ou de demi-fond, c'est le troncon de la piste où il faut produire le plus grand effort, attaquer puis déborder l'adversaire. Stefan Volker n'est pas seulement un dieu du Stade. Après une brillante performance qui ouvre pour lui la porte à tous les espoirs, il est mobilisé, envoyé sur le front russe et porté disparu. En réalité, blessé et physiquement diminué, il se cache sous un faux nom. Lorsque son ancien entraîneur, Julius Henckel, le retrouve, il vend des journaux à la gare de Munich. Pourtant, Henckel, avec l'aide de sa femme Helga, parviendra à refaire un athlète de cet homme déchu, déchiré. Mais Volker ne croit plus en lui, ne croit plus en rien et c'est tout le drame de La Ligne droite : peut-on, doit-on sauver les hommes malgré eux ? Dans ce livre, Yves Gibeau a su donner toute la mesure de son talent de conteur et de l'extrême sensibilité qui animait déjà ses précédents ouvrages. Un jour, Stefan foulera de nouveau la cendrée et, oublieux de son bras mutilé, tentera de forcer la victoire dans "la ligne droite" pour battre son propre record. Leçon d'affection, de courage et de ténacité. Ce récit sobre et prenant a obtenu le Grand Prix de Littérature sportive en 1957.

  • Violée à 15 ans par son entraîneur, la patineuse brise l'omerta." Vous étiez mon entraîneur. Je venais d'avoir quinze ans. Et vous m'avez violée.
    Il aura fallu trente ans pour que ma colère cachée se transforme enfin en cri public. Vous avez détruit ma vie, monsieur O., pendant que vous meniez tranquillement la vôtre. Aujourd'hui, je veux balayer ma honte, la faire changer de camp. Mais je veux aussi dénoncer le monde sportif qui vous a protégé, et vous protège encore à l'heure où j'écris ces lignes. Quand j'ai voulu parler, à plusieurs reprises, je n'ai pas pu le faire. Aujourd'hui, avec ce livre, je sors de ce silence assassin. Et j'appelle toutes les victimes à en faire autant. "

  • Petits désastres

    Sam Beaugey

    Surdoué de la montagne, grimpeur hors pair, rigolard et provocateur, Sam Beaugey est du genre à relever tous les défis. Alors il a choisi le plus difficile. Il se rend dans le Yosemite, en Californie, et tente, sans jamais y parvenir, de gravir le plus fameux des big walls : El Capitan.
    Un alpiniste part chercher un sens (forcément vertical) à sa vie dans les parois du Yosemite, en Californie. Inlassablement, il tente de gravir le fameux El Capitan, et toujours il s'y casse les dents.
    Petits désastres est le récit de cette quête quichotesque et cocasse, ponctuée d'envolées solitaires jubilatoires, de rencontres improbables et de toutes sortes de pannes : de réveil, de couple ou de voiture...

  • Le journaliste de L'Équipe Vincent Duluc rend hommage à ces indispensables joueurs de l'ombre sans lesquels les stars du foot ne seraient rien.
    Ils ne dribblent pas, ils ne marquent pas (ou rarement), ils ne donnent que rarement des passes décisives, ils ne dirigent pas le jeu tels Platini ou Zidane, mais sans eux, le football ne tourne pas rond. Les génies du jeu sont orphelins et perdus sur le terrain. Eux, ce sont les milieux de terrain récupérateurs, les infatigables ratisseurs de ballon, les métronomes de l'équipe.
    Zidane avait Deschamps, puis Makelele. Platini a eu Tigana et Messi Iniesta. Cruyff avait Neeskens et Pelé Clodoaldo...
    Avec son oeil expert et sa plume alerte, Vincent Duluc décortique tout ce qui fait la spécificité de ces vrais maîtres jeu, leurs principaux traits de caractères, leurs relations avec leurs entraîneurs et avec les meneurs de jeu, leur destin qui les mènent bien souvent à devenir de très grands entraîneurs.
    Ces indispensables joueurs de l'ombre sont en réalité l'âme de ce sport collectif qu'est le football. Ils démontrent qu'il faut de l'intelligence pour y réussir. Peut-être parce que - attention âmes sensibles - il s'agit d'un sport intelligent.
    Le premier ouvrage technico tactique sur ces joueurs sans lesquels les stars du foot ne brilleraient pas. Un livre qui vous fera voir le foot autrement.

  • L'annonce de son décès brutal a provoqué une onde de choc dans le milieu du rugby, chez les amoureux du sport et jusqu'aux dirigeants politiques du pays.Au cours de l'année 2020, durement touché par l'échec de son projet pour le club de Béziers, Christophe Dominici a vu réapparaître ses vieux démons, ceux qui l'avaient déjà jeté dans le fond de la dépression en 2000. Le 24 novembre, en fin de matinée, sa vie s'est tragiquement arrêtée après une chute de dix mètres dans le parc de Saint-Cloud. Cette nouvelle édition de son autobiographie écrite en 2007 nous aide à mieux comprendre le destin brisé du rugbyman au gabarit de poche et à l'énergie sans limite. Elle est aussi un bouleversant hommage à l'homme et au joueur d'exception. Dans une longue " lettre " à son fils, Jean Dominici raconte
    son Christophe, avec émotion et pudeur. Loretta, sa compagne et la mère de ses deux filles, nous ouvre les pages de leur album photo. Ses compagnons du rugby - Yann Delaigue, Fabien Galthié, Max Guazzini, Bernard Laporte -, témoignent de leur admiration et de leur affection, de tout ce que Christophe Dominici leur a apporté. Tous nous invitent, avec beaucoup de générosité, dans l'intimité familiale et amicale d'un très grand champion.

  • La haute altitude, c'est hallucinant ! Les histoires les plus folles de ceux qui en sont revenus. De Jean Troillet à Adam Bielecki en passant par Elisabeth Revol et bien d'autres, Thomas Vennin convoque la science et les témoins pour un voyage dans ces délires haut perchés.
    Comment Stephen Venables peut-il descendre de l'Everest avec un vieillard qui glisse sur son violoncelle ? Pourquoi Carlos Carsolio, adepte de la " réalité étendue ", se met-il à courir à demi-nu dans la neige par moins 20 °c ? Élisabeth Revol rêve-t-elle quand elle échange sa chaussure contre une tasse de thé, une nuit d'hiver au Nanga Parbat ? Thomas Vennin relie le fil des plus étonnantes histoires d'hallucinations vécues en montagne. Convoquant la science et les témoins, il dresse la première géographie complète de ce paysage mental méconnu.
    "Le bout du rouleau est un endroit prodigieux. C'est le seul endroit au monde, avec celui des rêves, où la réalité se mélange à l'imaginaire. Un endroit de rêve, en somme."
    Thomas Vennin est chroniqueur himalayen pour
    Montagnes Magazine. Il est également l'auteur de
    La Dent du Piment (2019).

  • Seul au monde

    Sébastien Destremau

    • Xo
    • 8 Juin 2017

    " J'ai 52 ans, cinq enfants, et un bateau avec lequel j'ai fait le tour du monde. Pour participer à cette aventure du Vendée Globe, j'ai tout cédé, tout sacrifié, tout vendu. Aujourd'hui, je ne possède rien, ni carrière, ni chez-moi. Mais j'ai peut-être conquis le bien le plus précieux : ma liberté.
    De l'Atlantique aux mers du Sud, je n'ai pas doublé grand monde, mais je me suis dépassé chaque jour, chaque nuit, chaque heure, presque chaque minute. " Il ne passera pas l'équateur... ", avançaient les plus optimistes. Finalement, je l'ai passé. Dans les deux sens. Et aussi le cap de Bonne-Espérance, le cap Leeuwin, le cap Horn, ce caillou mythique où tant de marins ont englouti leurs rêves. Le mien a survécu. Je sais enfin ce qu'est devenu l'enfant qui s'était juré de briser l'injustice et d'épater les siens.
    De là-haut, je suis sûr que mon père, avec qui ce fut si difficile quand j'étais petit, me regarde. Peut-être même est-il étonné... "
    Le livre de Sébastien Destremau n'est pas l'histoire d'une course, c'est l'histoire d'une vie. Dix-huitième et dernier à avoir franchi la ligne d'arrivée aux Sables-d'Olonne, le 11 mars 2017, celui qui n'avait jamais fait une course en solitaire a remporté une formidable victoire sur lui-même.

  • Toujours y croire

    Olivier Giroud

    • Plon
    • 17 Septembre 2020

    Confessions d'un footballeur." Je me suis construit dans l'adversité. J'ai passé ma carrière à prouver. Que je méritais ma place. Que j'étais légitime à mon poste ou dans une équipe. J'ai parfois eu le sentiment que la vie était injuste, mais je n'ai jamais renoncé. "
    La vie d'Olivier Giroud n'est pas un long fleuve tranquille. Aujourd'hui troisième meilleur buteur de l'Équipe de France, derrière Michel Platini et Thierry Henry, l'attaquant est tour à tour porté aux nues puis critiqué par la presse. Passionné de ballon rond depuis petit, le gamin de Froges, prêt à tous les sacrifices, s'est acharné à croire en ses ambitions. Et il a réussi. Son éducation fondée sur le travail, le respect et l'humilité, sa force de caractère et sa foi inébranlable en Jésus l'ont mené au sommet. À trente-quatre ans, il a toujours faim de victoires et de titres.
    Habituellement si discret, Olivier Giroud se confie sans fard : son enfance, l'argent, la notoriété, les coups durs, sa famille, sa rivalité supposée avec Benzema, les attaques dont il est la cible...

  • Le règne des affranchis

    Claude Onesta

    " C'était donc ça, mon rêve ? Cette parenthèse d'absolu qui scande, une fois par an, notre aventure. Championnats d'Europe, du monde, jeux Olympiques... Y penser onze mois sur douze. Attendre. Jouer des centaines de matchs dans ma tête. Attendre. Et, soudain, c'est l'heure. On ne peut plus reculer. On va marcher ensemble, d'un même pas, droit devant. Pour la gloire ou l'échafaud. Huit, dix, douze matchs en deux semaines. Le temps qui s'accélère, le coeur qui cogne, les éclats de voix, les éclats de rire, les nuits trop courtes, la sueur, la chance, les coups, la fête, l'injustice, la rage, et au bout, tout au bout, l'éternité ou la petite mort. Quel voyage, mes amis ! Est-il possible de ressentir en si peu de temps tout ce qu'un homme éprouve dans une vie ? "

  • "Ainsi, peu à peu, chaque détour de la route, chaque lacet de la montagne, finit par appeler l'écho d'un exploit et la figure d'un homme. Une nouvelle carte de France se dessine à l'intérieur de l'autre, dont les provinces sont aux couleurs des champions qui s'y sont illustrés, qui les ont illustrées. La mémoire des Anciens, fidèles et fervents, ne serait peut-être pas hostile à ce que ces champs de bataille soient baptisés du nom du rouleur ou du grimpeur qui a trouvé là l'occasion de s'accomplir. Des Vosges aux Pyrénées, sans oublier le Massif central et l'Enfer du Nord, nous verrions s'ouvrir des boulevards Bobet, des avenues du Président-Anquetil, des cours Raymond-Poulidor. Mais le meilleur est sans doute encore d'attacher sa réputation à la conquête d'une victoire d'étape."
    Antoine Blondin.

  • Après le succès de Espresso - 52 semaines en montagne, Cédric Sapin-Defour poursuit sa chronique de la vie en montagne - mais pas seulement, avec le même désir farouche de porter son regard tout là-haut, au plus près des hommes. Un Tome 2 drôle et sensible.
    " Les choses de la montagne sont comme le reste de la vie, à les observer de trop loin, elles se font floues, on en oublie le coeur. " Alors il se hisse là-haut, souvent, par choix toujours, pour goûter aux promesses d'une passion née dans les heures ardentes de l'enfance et dont il n'a jamais perdu le chemin. Et quand il en revient, il sait sans rougir combien ce fut précieux car là-haut, on rencontre tout ce qui fait la vie, les peines, les rires, les colères et les joies. Les peurs aussi. Tout ce qui fait la vie, jusqu'au-delà des montagnes. Tout ce qui fait la vie et un peu l'éclaire.
    Cédric Sapin-Defour a pris le parti de l'écriture pour ce qu'elle offre d'audace et de liberté à raconter ces parenthèses. La réalité rencontre la poésie, les mots se frottent à l'âme et nous voilà embarqués dans un territoire familier dont nous goûtons la répétition quand elle oeuvre au nom du bien commun : le monde des hauteurs.

empty